Eh oui, il y a des lamas en Australie, vous le croyez ça ? En tout cas, il y en avait à Moss Vale. Je ne me suis cependant pas suffisamment approché pour qu'ils me crachent dans la gueule, je suis pas con, contrairement à ce que certains d'entre vous pourraient croire (comment ça, j'ai aspiré mes clés, je ne vois pas de quoi vous voulez parler).
Ces trois créatures faisant partie d'un élevage privé, je ne saurais pas vous dire si les lamas existent à l'état sauvage dans ce pays. Si quelqu'un le sait, qu'il n'hésite pas à éclairer ma lanterne. Honnêtement, ça m'étonnerait, mais on sait jamais, y'a bien des chameaux qui se baladent dans le désert australien, alors pourquoi pas des lamas ?
Voici une photo que j'ai arrachée au péril de ma vie. En effet, pour une raison étrange, les requins ne voulaient pas poser pour que je les prenne en photo, j'ai donc pensé qu'il fallait que je les attire si je voulais décrocher un bon cliché. Pour cela, j'ai plongé dans le bassin, j'ai nargué le requin taureau que vous voyez là, et je l'ai pris en photo juste avant qu'il ne m'atteigne et que ne s'engage un combat acharné, combat duquel je suis sorti vainqueur après avoir mis un bon poing dans la gueule du requin.
Quoi, je dois arrêter de raconter des conneries ? Je suis pas drôle ? Bon d'accord. Cette photo a évidemment été prise de l'extérieur du bassin. En plus, le requin taureau, bien que d'apparence impressionnante, est un animal placide qui fuit l'homme et qui ne l'attaque quasiment jamais. L'homme, de son côté, n'est pas aussi gentil avec lui : son espèce est menacée, notamment parce qu'à une époque, il a été beaucoup chassé. On pensait en effet qu'il était un mangeur d'hommes en raison de son apparence effrayante. Merci, Steven Spielberg...
Voilà un ornithorynque en train de remonter à la surface pour respirer. L'animal fait environ 30 centimètres, on se l'imagine généralement plus grand. Il est mignon, vous trouvez pas ? Cependant, il ne faut pas s'y fier : l'ornithorynque et l'un des rares mammifères venimeux : en effet, le mâle possède des aiguillons venimeux aux chevilles. Son venin n'est pas mortel, mais il peut causer de sévères douleurs. Comme quoi, en Australie, il n'y a pas que des scorpions et des araignées repoussantes qui piquent, même des bestioles à priori inoffensives comme un mignon petit ornithorynque peuvent vous faire du mal. A qui se fier de nos jours ? Bon, évidemment, il n'attaque qu'en dernière extrémité, lorsqu'il se sent menacé.
Petit jeu : où est la queue de l'animal, et où est son bec ? Celui qui trouvera aura droit à un pot de Vegemite ! Quoi, j'ai dit une connerie ?
Vous vous souvenez de ce fameux personnage d'Antoine de Caunes, le hippie complètement défoncé et constamment entouré d'un nuage de fumée qui se faisait appeler "Aquarium" à cause d'une mystérieuse chanson ? Eh bien, aujourd'hui, je ne vais pas vous parler de lui, mais plutôt de l'aquarium de Sydney, attraction très connue de la ville. C'est même le "greatest aquarium in the world" d'après les affiches faisant sa publicité. Mais il ne faut jamais croire les pubs sur parole, n'est-ce pas ? Il faut d'abord essayer avant de tirer des conclusions. Je suis donc allé voir de quoi il en retournait ce mardi après-midi.
Première constatation, l'aquarium coûte cher. 28 dollars l'entrée pour un adulte, 19 dollars pour un étudiant (oui, nous sommes une espèce particulière d'adultes). Pas donné quoi. Bon, ça fait un peu chier sur le coup, mais on se rend très vite compte que ce n'est pas cher payé. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'aquarium n'a pas usurpé sa réputation. C'est vraiment génial de se balader là-dedans et de croiser toutes les espèces possibles et imaginables qui ont un rapport avec l'eau et qui vivent en Australie. Poissons de toutes les couleurs et de toutes les tailles, méduses, raies, pieuvres, hippocampes, ornithorynques (platypus en anglais, c'est plus mignon), requins, crocodiles, tortues, otaries, pingouins. Oui, il y a des pingouins en Australie, ou plus exactement, des manchots puisque le mot anglais "penguin" correspond à "manchot" en français (c'est mal foutu). J'aurais eu envie de prendre des photos de tous les bassins tellement c'était chouette. Chaque endroit recelait son petit trésor.
Seulement, comme pour faire honneur à ma réputation légendaire de tête-en-l'air, j'avais oublié de mettre ma carte mémoire dans mon appareil. Ce qui fait que je n'ai eu droit qu'à cinq photos, la mémoire interne n'en acceptant pas plus. C'est con, hein ? J'ai donc dû opérer une sélection très stricte pour ne garder que cinq clichés. Ce fut, comme vous pouvez l'imaginer, un véritable déchirement, presque pire que d'apprendre le 6 mai 2007 que Sarkozy allait présider notre pauvre pays pour 5 ans. Bon, c'est vrai, j'exagère, mais c'était dur quand même.
Mais parlons un peu plus de l'aquarium. La visite démarre avec le bassin consacré aux ornithorynques, avec une petite légende aborigène à leur sujet. Voyez-vous, les aborigènes vénéraient les ornithorynques car ceux-ci étaient manifestement inclassables : ils nagent aussi bien que des poissons, ont une fourrure comme les marsupiaux, un bec comme les canards, et ils pondent des oeufs comme les oiseaux. Les aborigènes voyaient donc cet animal comme l'animal ultime, mélange parfait de toutes les autres créatures. L'ornithorynque faisait ainsi le lien entre toutes les créatures vivantes et montrait que toutes appartenaient à la même grande famille. Il était donc sacré, et toute personne surprise à le chasser était sévèrement punie (cela pouvait aller jusqu'à lui faire écouter du Céline Dion sans discontinuer pendant 24 heures, c'est vous dire l'importance du sacrilège).
Les ornithorynques sont assez craintifs et difficiles à prendre en photos : ils se cachent la plupart du temps au fond de l'eau. Cependant, étant donné que ce sont des mammifères, ils doivent remonter à la surface pour respirer. C'est à ce moment qu'on peut les prendre en photo.
Après le bassin consacré aux ornithorynques, on passe par plusieurs bassins consacré à divers poissons plus ou moins grands et plus ou moins colorés, avant d'arriver au bassin des crocodiles, avec des explications pour différencier les crocodiles des alligators. Vient ensuite le bassin des otaries. Très joueuses, celles-ci amusent les spectateurs par leurs nombreuses grimaces (leurs baîllements sont impressionants). Il s'agit d'animaux recueillis alors qu'ils étaient blessés, condamnés à une mort certaine dans la nature. Les otaries ne sortent de l'eau que lorsqu'elles aperçoivent les employés de l'aquarium, croyant sans doute que c'est l'heure du repas : ceci donne lieu à une grande excitation de leur part (manger, c'est sacré, et pas seulement chez Obélix).
Une fois passé le bassin des otaries, on arrive à un bassin qui simule l'environnement de la grande barrière de corail. On y trouve de très jolis poissons, il y a même un jeu consistant à trouver ceux que l'on voit dans le
Monde de Nemo. Mais c'est ensuite que vient ce qu'on peut appeler le clou du spectacle. Le bassin des requins.
Ce bassin comporte une demi-douzaine d'espèces de requins, plusieurs espèces de raies géantes, ainsi que des tortues de mer géantes. Vraiment très impressionnant, d'autant qu'ils passent parfois juste au-dessus de vous (le bassin est entouré de deux arches dans lesquels passent les visiteurs). Malheureusement, il n'y avait pas de grand requin blanc, sans doute parce que l'espèce est menacée. Les requins présents sont assez patibulaires, mais aucun d'eux n'est dangereux. Les raies géantes et les tortues (vous en voyez une sur la photo) se déplacent drôlement vite pour leur taille.
Après le bassin des requins, la visite se termine et vous pouvez sortir de l'aquarium, non sans être au préalable obligé de passer par le magasin (ils ont pensé à tout, les fourbes). Heureusement, j'ai résisté à la tentation, et je n'ai pas acheté de peluche de Némo, ni de requin en plastique.
Bref, un après-midi bien rempli, je ne regrette absolument pas les 19 dollars dépensés pour la visite.