Et moi, et moi, et moi...
Publié le 24/08/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Voilà quasiment un mois jour pour jour que j'ai quitté la belle Australie pour retrouver la France, tel un mari infidèle qui retourne piteusement au bercail après un an d'escapade. Le timing est donc parfait pour vous poster enfin ce billet de conclusion que je vous avais promis. Qu'est-ce que ça fait de vivre un an la tête en bas ? Comment les Australiens survivent-ils au milieu de la Vegemite et des Drop Bears ? Comment ressortir vivant d'un restaurant du quartier Chinois de Sydney ? Comment font les Australiennes pour ne pas se choper de cancers de la peau quand on voit le peu de vêtements qu'elles portent pour sortir ? Autant de questions hautement philosophiques qui vous brûlent certainement les lèvres et qui trouveront enfin leur réponse dans ce billet...ou pas. C'est parti.
1) Le saut vers l'inconnu.
Première question qu'on peut se poser : comment gérer l'arrivée dans un pays inconnu où l'on ne connaît absolument personne ? Première réponse : ne pas s'en faire une montagne, prendre les choses étape par étape, ne pas se prendre la tête. Si je m'étais dit dès le départ "putain, je vais partir au bout du monde, c'est énorme", je ne serais jamais parti. Deuxième réponse : choisir l'Australie comme destination ! Sérieusement, le seul moment où je me suis senti un peu perdu était la première heure après mon arrivée, quand je suis arrivé en avance à mon rendez-vous pour l'appart' et que personne ne répondait à mes coups de sonnette. Mais une fois que la proprio m'a ouvert et que j'ai eu un endroit pour dormir (un deal conclu en 2 minutes chrono), tout s'est passé comme dans du beurre non enduit de Vegemite : sans aucun problème. En grande partie parce que les autochtones vous rendent vraiment la vie facile. Je ne sais pas si c'est parce que je suis habitué à la morosité Française que j'ai trouvé les Australiens si charmants, mais je peux vous dire que de voir tout le monde vous sourire et vous dire "how are you" quand vous entrez dans un magasin, ça vous met tout de suite à l'aise. En quelques semaines, j'avais fait la connaissance de la plupart des commerçants du quartier et ils me traitaient déjà comme un habitué. Les Australiens aiment faire la conversation, ils sont curieux de savoir d'où vous venez, ce que vous êtes venus faire chez eux et si c'est vrai qu'en France, on a le plus petit président au monde. Bref, ce sont des gens qui aiment vous faire sentir que vous êtes bienvenu dans leur beau pays, des gens avec qui on a envie de boire une bonne bière, le meilleur des rafraîchissements face au chaud soleil Australien...
Mais bon, même en Australie, on ne peut pas passer son temps à boire ou à flâner, il faut bien travailler un peu aussi...
2) La fac.
Là encore, aucun problème d'adaptation. L'administration est nickel, rien à voir avec la France. Par exemple, lorsque les résultats sont annoncés pour le 16 juillet, ils ne sont pas diffusés l'après-midi du 16, ni même le matin à 7 heures : non, ils sont diffusés dès minuit pile sur Internet. Rien à redire à ce niveau là.
Quant aux cours, il y en a moins qu'en France, mais il faut les préparer sérieusement. Pas de cours magistraux comme chez nous avec un prof qui arrive en mode "pilote automatique" et qui déclame son cours tel un robot pendant une heure sans interruption, sans reprendre son souffle et sans un regard pour les étudiants massés devant lui qui se tuent à noter la moindre de ses paroles, à la virgule près. En Australie, les cours se déroulent plutôt en comité restreint, avec une vingtaine d'étudiants et un prof qui ne fait pas vraiment un cours mais qui tente plutôt d'engager un débat avec la salle. Et il faut se mettre au diapason des étudiants Australiens, lesquels participent tous avidement. Rien à voir avec la France où 95% des étudiants dorment pendant que deux ou trois étranges individus (qu'on ne peut qualifier que de marginaux) s'adonnent à une activité des plus incongrues : répondre aux questions du chargé de TD.
Bref, le système Australien, du moins dans les cours auxquels j'ai assistés, me semble beaucoup plus convivial. Les étudiants ne sont pas spectateurs du cours, on attend d'eux qu'ils soient acteurs. L'accent est donc largement mis sur l'oral : par exemple, j'ai fait 6 exposés en un an en Australie, alors que j'ai dû en faire deux en 4 ans à la fac de Strasbourg. Enfin, autre point positif, le fait de ne pas avoir d'examens écrits mais d'être évalué sur un travail à la maison portant sur un sujet que vous choisissez vous évite d'avoir à apprendre le cours par coeur : vous pouvez vous concentrer sur un sujet particulier et l'étudier bien à fond, ce qui évite d'avoir à prendre des notes sur tous les aspects du cours...qui s'en plaindra ?
3) La ville.
Non seulement j'ai eu la chance de vivre cette année dans un pays magnifique, mais en plus, j'ai atterri dans la ville la plus excitante et la plus chargée d'histoire dudit pays : Sydney. Alors, déjà, il y a le fameux Port Jackson, avec Harbour Bridge et l'Opéra, merveille d'architecture et symbole incontesté de la ville. Mais comme si ça ne suffisait pas, Sydney regorge de bâtiments anciens qui se mélangent plus ou moins harmonieusement avec les gratte-ciels modernes qui s'en vont piquer le cul du ciel. Le mix entre les deux peut paraître assez surprenant au début, d'autant qu'on voit que rien n'a vraiment été planifié, mais ça donne un résultat intéressant qu'on pourrait qualifier de "joyeux bordel".
Il est en tout cas impossible de s'ennuyer à Sydney. Une fois fait le tour de la baie, le visiteur peut s'égarer dans les magnifiques Jardins botaniques que l'on trouve près de l'Opéra, ou bien flâner dans le quartier des Rocks, le plus vieux quartier de Sydney. Et si ça ne lui suffit pas, il reste de nombreux endroits à explorer : la baie de Darling Harbour et ses bars, Hyde Park et la St. Mary's cathedral, Martin Place et le parlement, le Queen Victoria Building, le Town Hall, la National Gallery, l'aquarium, le zoo...les attractions ne manquent pas. Quant à ceux qui préfèrent le surf, il y a évidemment les plages de Sydney : Bondi, Bronte, Coogee, Manly. Et pour ceux qui comme moi sont allergiques à l'eau salée, il y a toujours de belles marches et des rencontres intéressantes à y faire.
4) Les filles.
Sujet épineux que voilà...les filles. Alors, qu'est-ce qui différencie une Australienne d'une Française, en-dehors du fait que les Aussie girls ne savent pas s'habiller ? Eh bien, à l'instar de leurs compatriotes masculins, les Australiennes sont très sympas, ouvertes et chau...pardon, chaleureuses. Par exemple, lors de ma visite de Newcastle, je me suis fait aborder par une charmante jeune fille qui avait remarqué mon air de touriste et qui s'est montrée très intéressée par mon parcours et la raison pour laquelle j'avais échoué ici. On a discuté pendant bien une heure alors que je ne la connaissais ni d'Eve ni d'Adam...
Au niveau de la garde-robe, comme je l'ai déjà laissé entendre, les Australiennes n'ont qu'une notion très vague de la mode et de l'élégance. Pour tout dire, même si elles mettent parfois des marques, elles s'habillent un peu n'importe comment (surtout quand elles sont d'origine asiatique). L'avantage, c'est que les tenues qu'elles portent sont souvent assez (voire très) légères, y compris en hiver. Ce qui fait que même si leurs habits sont moches, on peut toujours admirer leurs jolies jambes...
5) Le pays.
Il n'y a pas que Sydney en Australie, il y a tant d'endroits à voir et de choses à faire qu'une année est largement insuffisante pour en faire le tour (sauf si on n'a rien d'autre à foutre). Mais bon, un an m'a quand même suffi pour bien visiter les environs de Sydney, faire un tour en Tasmanie, voir la barrière de corail, crécher à Melbourne, me perdre dans Alice Springs et m'épuiser à Uluru. Dit comme ça, ça fait pas très impressionnant, mais je peux vous assurer que j'ai beaucoup apprécié les endroits visités. Hormis l'auberge de jeunesse d'Alice Springs et ses employés incompétents, il n'y a jamais eu aucun reproche à faire sur l'accueil et le service. Les gens sont sympas partout en Australie, pas seulement à Sydney.
Mais évidemment, je n'ai pas visité tous ces endroits uniquement pour apprécier le sourire des habitant(e)s. Le pays a beaucoup plus que cela à offrir : j'y ai trouvé une grande métropole à l'Européenne à Melbourne, du brouillard dans les Blue Mountains, une féérie de vie aquatique dans la barrière de corail, une île tranquille comme la Tasmanie où l'on ne crève pas de chaud comme sur le reste du continent, une nature superbe et des kangourous en liberté à Alice Springs, et des rochers à Uluru. Aucune destination n'aura été décevante, aucune partie du voyage n'aura été superflue et la seule chose que je regrette, c'est que mon budget ne m'ait pas permis d'en faire plus. Et puis c'est la faute de Sydney aussi : on y est tellement bien qu'on a du mal à s'en arracher, même si c'est pour voir une course de chameaux et une rivière desséchée à Alice Springs...
6) Les valeurs nationales.
Elles se résument assez rapidement : bière, no worries, fair go, Vegemite, sport. Mais une explication plus en détail s'impose :
-La bière, je vous en ai suffisamment parlé, et il faut avouer que les Australiens sont servis à ce niveau là : il existe de nombreuses variétés, et certaines vont vraiment me manquer (comme la Victoria Bitter, la Crown Lager ou la délicieuse Cascade).
-Le "no worries", même s'il faut le relativiser, c'est ce qui symbolise l'esprit relax des Aussies, lesquels sont capables d'aller faire un petit surf tranquille avant d'aller au boulot (qu'ils finissent généralement à 17h, ces fainéants).
-Le "fair go", c'est une autre expression qui est l'équivalent de l'égalité des chances chez nous : en Australie, on donne une chance à chacun, et si vous faites vos preuves, il n'y a pas de raison que vous ne réussissiez pas. Du moins, ça c'est la théorie, ça marche mieux si vous êtes blanc et que vous n'avez pas d'accent chinois ou indien...
-La Vegemite, vous avez beau la retourner dans tous les sens, c'est de la merde, de la merde et encore de la merde. Ceci dit, ça marche bien dans les sauces et pour repousser les Drop Bears, mais je n'y ai pas trouvé d'autre utilisation...
-Le sport, c'est une partie importante de la vie en Australie, plus que dans n'importe quel autre pays. Les soirs de match, la vie s'arrête. Football, foot Australien, basket, athlétisme, rugby à XIII, rugby à XV, cyclisme, course de chevaux, course de chameaux, rallye des ancêtres à roulettes...même le sport le plus naze va immanquablement intéresser un Australien, surtout s'il peut parier dessus (autre "sport" national). Ainsi, j'ai vu un stade surchauffé de 70000 personnes toutes vêtues de jaune pour aller voir un bête match de foot entre l'Australie et la Chine...c'est dire la passion des Aussies pour tout ce qui sue et transpire...
Pour le reste, il n'existe pas en Australie de religion de la politique comme en France : les Australiens n'ont pas autant l'habitude que les Français de disserter la politique du gouvernement à chaque repas. Mais ils ont quand même eu l'intelligence d'élire Kevin Rudd en 2007, alors qu'en France, l'horreur politique venait à peine de se produire (je parle bien sûr de la lecture de la lettre de Guy Môquet aux joueurs du XV de France par le futur secrétaire d'Etat aux sports de notre mini-président).
7) Le bilan.
Voilà, c'est à peu près tout pour ce billet de conclusion, qui vient clôturer une année formidable sur tous les plans. Élections législatives, coupe du Monde de rugby, spectacles à l'Opéra, initiation à la Vegemite, visites mal planifiées mais à l'issue heureuse, attaques de Drop Bears en rase-mottes, j'aurai vécu beaucoup de choses plus ou moins enrichissantes au bout du monde. Une chose est sûre, je ne regrette absolument pas l'expérience, partir là-bas est certainement la meilleure décision qu'il m'ait été donnée de prendre de toute ma vie (avec la décision de ne pas voter pour le mini-candidat de la droite en 2007, dont le nom m'échappe pour une raison inexplicable).
Bref, c'était une belle, une grande année, et comme le dit cette fameuse chanson Australienne, malgré mon départ, "I still call Australia home", même si je n'y étais que pendant un an...est-ce suffisant pour se sentir appartenir à un pays ? Quand ce pays s'appelle l'Australie et qu'on y a été accueilli comme un roi, je pense que oui...la France reste mon pays, mais l'Australie est un peu devenue ma seconde patrie.
Je vais en tout cas garder un oeil sur le Lucky Country et ce qui s'y passe : comme je l'avais dit dans le précédent billet, le blog va continuer. A défaut de ne plus pouvoir jouer les reporters sur place, je vais donc faire comme tout journaliste d'investigation moderne qui se respecte : poster des articles de chez moi en me servant d'Internet...
A bientôt donc pour des nouvelles en provenance de mon salon sur le pays des kangourous ! C'est au moins aussi alléchant qu'un pot de Vegemite, non ?
Publié le 27/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Voilà, voilà, je suis de retour à Strasbourg après un voyage hyper agréable : 22 heures en avion, arrivée à Londres à 6 heures du matin, puis une heure de métro pour aller de Heathrow à la gare de Saint Pancras, enfin, 6 heures d'attente avant mon train pour Lille, et le tout en trimballant trois valises qui devaient faire en tout 45 kilos, c'est-à-dire environ trois quarts de mon poids. Heureusement, un Anglais très sympa (si, ça existe) m'a aidé à en trimballer une quand je suis arrivé à la gare après avoir vu que j'allais probablement m'effondrer si je devais continuer à le faire seul. Elle est pas belle la vie ?
Dernière partie du voyage, un "petit" trajet en voiture avec mon père de Lille jusqu'à Strasbourg, où j'arrive à 23 heures pour être accueilli par toute la famille, sauf ma soeur qui a eu le toupet de partir en vacances au lieu de m'attendre pour me souhaiter un bon retour au pays avec un gâteau !
Bon, la question que vous devez vous poser, c'est : alors, c'est fini le blog ? Qu'est-ce qu'on va faire de nos journées maintenant ? On va jamais survivre ! Eh bien, rassurez-vous, vous n'avez pas besoin de sauter de la fenêtre pour l'instant (sauf si vous avez l'intention de voter pour notre mini-président aux prochaines élections). Car la réponse à la question est non, le blog n'est pas fini. D'abord, il faudra que je poste un billet de conclusion sur mon année passée à Sydney, histoire de dire ce que j'ai retiré de l'expérience tout en passant un petit bonjour aux Drop Bears restés là-bas. Mais même ce billet de conclusion ne sera pas le dernier, car je continuerai ensuite à commenter l'actualité Australienne sur ce blog, je tenterai de suivre les exploits de Kevin Rudd et ses combats contre les bogans, et j'essaierai également de dénicher d'autres histoires insolites sur ce pays à nul autre pareil. Le blog sera donc moins centré sur moi, et sans doute moins actif, mais une chose est sûre : tout comme mon lien avec l'Australie, il continuera !
(en plus, je me suis promis d'atteindre les 10000 visites, alors je ne peux pas m'arrêter comme ça...)
Publié le 24/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Ca y est, l'heure du départ approche, elle est fixée à demain, 16h45. Il est donc bientôt temps pour moi de quitter les terres Australes et de retrouver ce foutu sol hexagonal, ses gens maussades, ses partis politiques lamentables et son mini-président horripilant. Youpie...
En fait, je ne sais pas si ça me fait tellement chier de retrouver la France, j'y ai quand même des gens qui m'aiment et que je retrouverai avec plaisir (quand même). Je crois que ce qui m'emmerde le plus, c'est surtout de quitter l'Australie...quand je suis rentré pour Noël, le sentiment était totalement différent puisque je savais que j'allais revenir. Là, même si, tel Terminator, je suis déterminé à faire un come-back, je ne sais ni quand, ni comment cela se fera. Ca peut être dans quelques années, ça peut être dans vingt ans...who knows...
Dans ces cas-là, ce qu'on dit en général, c'est qu'il faut profiter un maximum des derniers instants. Bon, j'ai bien fait la fête avec des potes de la fac, j'ai encore une fois été invité à dîner chez Nancy et Paul, mais j'ai l'impression que j'ai passé plus de temps à ranger l'appart' et à préparer mes affaires qu'à m'éclater pour ces derniers jours...au moins, ça aura servi à quelque chose : j'ai récupéré ma caution, ce qui est quand même un vrai soulagement. Non pas que j'avais laissé l'appart' dans un sale état (allons, allons, je ne suis pas comme ça quand même), mais on ne sait jamais...
Toujours est-il que je suis un peu déprimé à l'idée de quitter Sydney (je sais, ça ne se voit pas, mais je vous jure que c'est vrai). Pourtant, j'essaie de me dire que l'Australie, ce n'est pas seulement le soleil, la bière et les gens souriants, c'est aussi la Vegemite, les cafards et les Drop Bears. Mais rien n'y fait, je continue à déprimer grave. A tel point que ma dernière visite a été pour le cimetière de Rookwood, le plus grand cimetière multi-confessionnel de l'hémisphère Sud, avec des chapelles/mémoriaux pour chaque religion possible et inimaginable. Intéressant, mais un peu lugubre, d'autant qu'il faisait très moche et qu'il n'y avait pratiquement personne...bah, au moins ça allait avec mon humeur...
Et demain, 24 heures d'avion pour aller à Londres, puis plusieurs heures d'attente avant de prendre le train pour Lille, où mon père me cherchera, si tout va bien. Ce qui nous fera plus de 30 heures de voyage...franchement, qui n'aurait pas envie d'être à ma place ?
Pas de photo pour ce dernier billet écrit d'Australie, mais une petite vidéo de Save tonight par Eagle Eye Cherry, une chanson de circonstance :
Tomorrow I'll be gone...
Et ça me fait bien chier !
Publié le 07/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Depuis quelques jours, comme vous le savez si vous suivez ce blog, un de mes camarades de l'URS (répondant au nom de Gauthier) est venu me rejoindre. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que les journées ont été bien remplies depuis son arrivée. Mes horaires ont d'ailleurs été pas mal chamboulés, moi qui ai l'habitude de me lever vers la fin de la matinée (ou le début de l'après-midi, comme vous voulez). J'imagine que c'est une différence de point de vue : lorsqu'on est à Sydney pour deux semaines, on a envie de faire le plus de trucs possibles en un minimum de temps, tandis que quand on y vit comme moi, on n'éprouve pas le besoin de faire un truc chaque jour. Ceci dit, ce n'est pas un truc par jour qu'on a fait depuis qu'il est là, plutôt une dizaine...rien que de très habituel pour quelqu'un d'hyperactif comme moi, en somme.
Premier jour, passage obligé : l'opéra, Harbour Bridge, le quartier des Rocks (plus vieux quartier de Sydney) et Circular Quay, pour faire original. Mais pas seulement. En fait on a démarré à la gare centrale, pour passer par le Queen Victoria Building et le Town Hall, puis on est arrivé sur Circular Quay pour voir l'opéra et le pont. Et tout ça dans la même journée : 24000 pas d'après le portable de mon pote (comme quoi, un portable ça sert à tout, sauf à téléphoner puisqu'il ne marche évidemment pas en Australie). Seul moment de repos : une bonne bière dans l'un des plus vieux pubs de la ville (une Tooheys, la bière locale, j'en avais parlé dans mon enquête).
Deuxième jour : vu qu'on avait pratiquement déjà tout vu dans le centre la veille, on a décidé d'aller dans un quartier que je connaissais peu : Kings Cross. D'après le guide du petit futé, Kings Cross est comparable à Greenwich Village à New York. Il y a pas mal de bâtiments qui témoignent de la splendeur passée du quartier. Restaurants, cafés, immeubles de l'ère victorienne. Ca doit être sympa d'y vivre...mais pas seulement pour ces raisons. Car Kings Cross est aussi le quartier "chaud" de la ville : dans la rue principale, il doit y avoir pas moins d'une dizaine de strips clubs et de sex shops. Kings Cross est donc un mix entre Greenwich Village et Pigalle. Y'a qu'en Australie qu'on voit ce genre de mélanges...
Après s'être arrêtés dans un café français ("la buvette" qu'il s'appelait) pour une crêpe, un chocolat chaud et un café (voilà une information de la plus haute importance), on s'est dirigés vers les quais et le quartier de Woolloomooloo (un nom aborigène évidemment, ils ont le chic pour trouver des noms à rallonge impronnonçables). Là-bas, on est tombés sur le Café de Wheels, un truc qui ne paie absolument pas de mine, comme vous pouvez le constater sur la photo, mais qui est apparemment assez célèbre. Figurez-vous que des gens comme Elton John ou Hulk Hogan (du beau monde, quoi) y ont dégusté les fameuses tartes de Harry. Personnellement, je n'y ai pas goûté, mais d'après les photos, ils avaient l'air d'apprécier. Après la vision solennelle d'un tel monument historique, vous conviendrez avec moi qu'il est difficile de faire autre chose ensuite. N'importe quelle autre activité aurait pâli de la comparaison avec le café de Wheels. Il était donc temps de rentrer après une journée bien remplie (une de plus).
Troisième jour : étant donné que des travaux nous empêchaient de prendre le train pour aller au centre ville (des bus de remplacement étaient mis à disposition, rallongeant le voyage), une répartition des tâches s'imposait. Tandis que mon camarade allait visiter plus en détail le centre-ville, je restais en arrière à attendre son rapport exhaustif, qu'il me fit le soir venu. Pour passer le temps, rien de tel qu'une petite lessive (il a fallu que je trouve un créneau, la machine étant squattée la plupart du temps par les proprios, je me demande ce qu'ils font de tout ce linge, à part le laver). Idem pour le lendemain : comme Gauthier tenait à aller au zoo et que j'y avais déjà été deux fois, j'ai passé une autre journée bien remplie chez moi, la seule sortie consistant en un achat de super glu pour réparer le porte-savon de la douche (cassé dès son premier jour par mon nouveau colocataire, belle performance).
Et enfin, la journée d'aujourd'hui. On avait prévu un rendez-vous avec un des mes potes australiens (Michael) à Cronulla, une plage qui a ceci de particulier que des émeutes s'y sont déroulées en 2005 entre des libanais et les lifesavers australiens (sauveteurs genre Alerte à Malibu). Il paraît que tout a démarré sur un malentendu à la Jean-Claude Duss : un maître-nageur venu s'enquérir auprès d'une demoiselle de son état de santé a provoqué la jalousie de son copain libanais, qui a cru que le lifesaver était venu draguer sa gonzesse. Le tout a très vite dégénéré et s'est transformé en bataille rangée entre la communauté libanaise et les australiens "blancs". Cette histoire nous a été racontée par Michael après que le sacripant nous ait fait attendre plus d'une heure (on avait rendez-vous à 12h et il est arrivé à 13h). Heureusement, il nous a offert le repas (fish & chips) après s'être répandu en excuses. On va dire que ça ira pour cette fois, mais s'il recommence, je lui envoie un pot de Vegemite par la poste (car Michael est un des rares australiens que j'ai rencontrés qui déteste cette chose...peut-être parce qu'il est d'origine vietnamienne...).
Voilà, c'était tout pour ce récit palpitant de ces derniers jours. Prochaine étape : Uluru, pour une expérience sans doute assez différente...
Publié le 14/06/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Aujourd'hui fut une très très très longue journée pour moi, et une très très très très très longue journée pour mon frère qui est venu me rendre visite deux semaines au bout du monde. Je vais essayer de vous la raconter du mieux que je peux. Il est tout à fait possible que vous ne me croyiez pas tellement ça paraît gros, mais tout ce que je vais vous narrer est la stricte vérité. Allez, c'est parti...
Plantons le tableau : mon frère a pris l'avion à Francfort le 12 avec Air China, escale à Pékin et arrivée prévue le 14 à 6h10 à l'aéroport Kingsfordsmith de Sydney. J'étais censé aller le chercher à l'aéroport et je devais donc me lever tôt. J'avais prévu de le faire à 5h du matin. Il faut dire que d'habitude, je me lève plutôt vers 11h puisque j'avais toujours mes cours l'après-midi (non non, je ne suis pas fainéant, j'économise mon énergie, c'est différent). Donc, étant donné que se lever aux aurores n'est pas dans mes habitudes, j'avais prévu de laisser l'ordinateur allumé et j'avais demandé à plusieurs personnes de me parler sur MSN vers 21h (heure française), c'est-à-dire 5h à Sydney. Je pensais que le bruit me réveillerait...hélas je me trompais lourdement. Ma nuit fut agitée, alternant entre éveil et demi-sommeil, car j'étais inquiet de ne pas me réveiller à temps. A quatre heures et demi, je regarde ma montre et je me dis : "ah, c'est bon, j'ai encore une demi-heure, ça devrait le faire". Je ne sais pas ce qui s'est passé ensuite, j'ai dû me rendormir plus profondément qu'avant, toujours est-il que lorsque j'ai à nouveau regardé ma montre, il était...6h35 ! J'étais donc très en retard. Ni une ni deux, j'ai enfilé un pull et un pantalon et je suis sorti en courant pour attraper le prochain train vers l'aéroport, sans même prendre une douche, ni de petit déjeuner. J'arrive à l'aéroport vers 7h, espérant que je n'aurai pas fait attendre mon invité trop longtemps. Eh bien, je fus "rassuré" de savoir qu'il n'en était rien...car l'avion était annoncé avec trois heures de retard ! J'avais donc trois bonnes heures devant moi, et je m'étais précipité pour rien. Evidemment très "heureux" de cette nouvelle, j'ai acheté un bouquin, un café, et pris mon mal en patience, me disant que si c'était pénible pour moi, ce l'était sans doute encore plus pour lui, après déjà plus d'une dizaine d'heures de vol jusqu'à Pékin.
L'avion, d'abord annoncé pour 10h15, arrivera finalement à 10h45, et il faudra encore une bonne heure pour que mon frère arrive après avoir passé l'épreuve de la douane Australienne (apparemment, il a réussi à introduire des Spasfon sans les déclarer, je ne sais pas s'il a conscience du risque qu'il a pris, il aurait pu se retrouver dans un centre de rétention dans le désert de Gibson pour moins que ça sous John Howard !). Heureux de voir qu'il est arrivé sain et sauf, je lui propose de manger vite fait un McDo pour gagner du temps. Oui, car il y a une chose que j'ai oublié de vous dire, c'est que j'avais pris deux billets pour le dernier jour de représentation d'Edouard aux mains d'argent (Edward Scissorhands), un ballet adapté du fameux film de Tim Burton (qui, par une extraordinaire coïncidence, se trouve avoir le même nom). La séance était prévue à 14h30. D'habitude, j'ai de la considération pour mes invités : eu égard à leur long voyage, je ne leur propose pas d'activités le premier jour. Mais là, comme c'était le dernier jour de la représentation, je me suis dit qu'il fallait sauter sur l'occasion (90 dollars le billet quand même).
On mange donc un McDo vite fait, puis on prend le train, qui nous emmène à Wolli Creek, la station où on doit changer de train. C'est alors qu'on se rend compte qu'en raison d'un problème sur la ligne qui va chez moi, il faudra attendre une bonne heure pour le prochain train ! On commence à se demander si on arrivera à l'heure à l'opéra. Au point qu'on décide de retourner à l'aéroport pour prendre un taxi...et vlan, encore 26 dollars déboursés pour les billets, d'autant que le gars n'a pas voulu me faire un prix étudiant, prétextant que ma carte était périmée ! Et finalement, on les a pas utilisés ces billets à la con, car un train pour chez moi a fini par arriver avant le train pour l'aéroport...au moins, ça nous aura évité de payer 40 dollars de plus pour le taxi...
Tant bien que mal, on arrive chez moi à 13h30. Mon frère doit mourir d'envie de prendre une douche, mais nous avons à peine le temps de déposer les affaires qu'il faut repartir aussi sec pour le centre ville. Evidemment, comme il était dit que cette journée serait définitivement pourrie, on loupe un train à une minute près...le prochain mettra 20 bonnes minutes à arriver (j'ai arrêté de compter à force). Je n'ai jamais eu une malchance comme ça de toute ma vie, et cette fois-ci ce n'était pas parce que j'avais mal organisé la journée, c'était complètement indépendant de ma volonté (ceci dit, c'est peut-être parce que j'ai continué à blasphémer).
Au final, on va arriver à l'opéra vers 15h15 (Marignan...désolé, la journée a été longue). Heureusement, les tuiles vont s'arrêter là, car l'ouvreuse va accepter de nous laisser entrer à l'entracte, qui se trouve avoir lieu 15 minutes plus tard (ouf, ça m'aurait fait mal au cul d'avoir déboursé 180 dollars pour ne rien voir du tout). Nous pouvons suivre la fin du 1er acte sur un écran à l'extérieur de la salle tandis qu'une employée de l'opéra nous explique gracieusement l'histoire. Enfin, l'entracte arrive, nous pouvons nous installer. C'est là qu'une autre employée de l'opéra à qui nous avons raconté nos déboires se dirige vers nous et nous demande de descendre : y aurait-il un problème avec les billets ? Vont-ils nous demander de repartir ? Non, bien au contraire : elle nous entraîne vers l'espace VIP de l'opéra et nous offre gratuitement un verre de champagne ou de vin, parce qu'elle se sentait désolée pour nous, alors qu'on ne lui avait même rien demandé ! Je pourrai donc dire plus tard à mes petits-enfants que j'ai été à l'espace VIP de l'opéra de Sydney ! Grâce à ces magnifiques employés de l'opéra et à leur gentillesse, on a passé un superbe entracte à siroter un excellent vin dans un très beau décor, entourés du "tout Sydney" (un peu moins élégant que le "tout Paris", mais pas mal quand même) ! Ensuite, nous avons pu admirer le 2e acte d'un excellent ballet (l'acteur principal était fortiche, pour danser comme ça avec ses énormes ciseaux), et en plus il paraît que cette 2e partie était bien meilleure que la 1ère ! En tout cas, j'ai bien aimé, et je l'ai savourée à sa juste valeur, comme la récompense finale d'une longue, d'une très très longue journée...merci qui ? Merci les Australiens et leur gentillesse incroyable, qui pour le coup rattrape largement leur système de transports publics...
Publié le 06/05/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Aujourd'hui, il m'en est arrivé une bien bonne. Figurez-vous que mon cours de droit de l'environnement, qui dure habituellement trois heures, a été écourté de deux bonnes heures. Pour quelle raison ? Tout simplement parce que nous étions dans la mauvaise salle ! Une explication s'impose...
Nous sommes le mardi 6 mai, il est 2 heures moins cinq, et comme d'habitude, je me poste devant la salle 44 où nous sommes censés avoir cours. Il y a beaucoup d'étudiants qui attendent devant les salles 43, 44 et 45, qui sont toutes l'une à côté de l'autre. Une amie qui se trouve devant la salle 43 m'appelle, et nous engageons la conversation au milieu d'un groupe d'étudiants dont certains font partie de ma classe. Nous voyant devant la salle 43, la prof entre dans ladite salle sans se poser de questions. Nous sommes une petite dizaine à la suivre. D'emblée, je me dis "c'est bizarre, pourquoi est-ce qu'on va dans la salle 43 aujourd'hui, il y a eu un changement ou quoi ?". Cependant, je ne fais pas part de mes interrogations à voix haute et je m'assieds sans broncher. La prof commence le cours, non sans avoir remarqué que le groupe était très restreint aujourd'hui (seulement 8 personnes au lieu des 25 habituelles). Qu'à cela ne tienne, personne n'a l'idée d'aller voir si les autres ne sont pas dehors. Peut-être sont-ils simplement en retard ? Y'a qu'à commencer, ça les fera venir.
Au bout d'une heure, personne de notre classe n'a frappé à la porte, mais un autre prof arrive dans la salle pour y faire son cours. C'est là que notre prof se rend compte de la boulette : nous sommes dans la mauvaise salle ! Voilà pourquoi nous n'étions que huit...
J'appris plus tard en croisant une de mes camarades qui ne faisait pas partie de ce groupe de huit que les autres avaient simplement attendu devant la salle habituelle pendant 40 minutes, puis se sont dit que la prof était sans doute absente et se sont barrés aussi sec. Vu le nombre d'étudiants qui attendaient dans les couloirs, ils n'avaient pas vu la prof arriver et entrer dans la mauvaise salle, ils sont donc restés devant la salle 44.
Evidemment, personne n'a pensé à regarder dans les autres salles pour voir si nous n'y étions pas, tandis que dans notre groupe, personne n'a pensé à regarder dehors pour voir si les autres ne poireautaient pas bêtement dans le couloir...voilà ce qui arrive quand les gens (y compris votre serviteur) suivent bêtement le groupe : d'un côté, ceux qui ont suivi la prof, de l'autre, ceux qui ont attendu devant la salle habituelle. Cette situation a tout de même eu un avantage : j'ai fini mon après-midi à trois heures au lieu de cinq, la prof estimant que ce n'était pas la peine de continuer si les trois quarts de la classe n'étaient pas là (elle a bien raison).
La leçon à en tirer ? Jouer les moutons, c'est pas très malin, mais bon, si ça peut permettre de diminuer sa charge de travail, ça peut pas faire de mal de temps en temps...
Je n'aurais qu'un mot pour conclure : Bêêêêê !!!!
Publié le 02/05/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Voilà, après deux semaines de vacances ici, ma mère s'en est retournée en France, laissant l'appartement beaucoup plus propre qu'elle ne l'avait trouvé (j'imagine donc que sa visite aura eu un avantage). Plus sérieusement, c'était sympa d'avoir ma première visite, et on a pu faire pas mal de choses que je n'avais pas encore faites, comme aller à l'opéra ou voir la barrière de corail. En tout cas, ça va me changer d'être à nouveau seul...mais je survivrai, ne vous inquiétez pas pour moi !
A part ça, j'avais un exposé hier soir qui s'est très bien passé. Il portait sur "la Convention de Rome de 1980 sur les obligations contractuelles et la liberté de choix". Ca ne vous dit rien ? Etrange, c'est pourtant élémentaire (mon cher Watson) : le principe veut que les parties à un contrat puissent choisir la loi qui va s'y appliquer; cependant, il y a certaines limites qui peuvent freiner ce choix, par exemple la protection de l'ordre public, ou alors la protection du travailleur ou du consommateur. Tout ceci peut réduire les effets de la loi choisie par les parties, ce qui fait qu'il n'y a pas de liberté absolue. Simple, non ? Si après ça, vous n'avez toujours pas compris, c'est que vous ne faites vraiment aucun effort...ou alors, c'est que vous êtes un scientifique et que vous étudiez des trucs comme les maths ou la physique (quelle idée)...
Enfin, sachez que Kevin Rudd, le Premier ministre, apparaît dans la liste du magazine "Time" des 100 personnalités les plus influentes de l'année. Une liste dont est notoirement absent notre cher mini-président...
Je n'aurais qu'une chose à dire pour commenter cette nouvelle : hihihi, gnagnagna, dans l'cul...
Publié le 18/04/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Aujourd'hui, j'ai participé à un "exchange fair" où j'ai représenté ma chère université Robert Schuman, qui bizarrement ne me manque pas du tout, ou si peu. Qu'est-ce qu'un exchange fair, me direz-vous ? Eh bien, c'est un peu comme les journées universitaires, sauf que c'est limité à l'international : chaque université qui a un partenariat avec l'UTS avait son stand, et j'ai donc été invité en tant que représentant officiel (fancy, non ?) de l'URS. Mon rôle était de répondre aux questions des étudiants intéressés par un séjour en France.
Dans l'ensemble, ça s'est vraiment bien passé, y'avait pas énormément de questions, donc c'était assez relax. La plupart des gens, inquiets sur leur niveau de français, voulaient surtout savoir s'il y avait des cours en Anglais (ce qui est le cas dans pas mal d'universités, mais y'en a pas beaucoup à l'URS). Fallait aussi leur expliquer ce que c'était des cours en amphis : pas d'interactions avec le prof, 200 étudiants dans un amphithéâtre, ils connaissent pas ça ici. Par contre, y'a un truc qui m'a (presque) énervé, c'est que deux types sont venus à mon stand en pensant que je représentais une université allemande...grrr, Strasbourg n'est pas en Allemagne, bordel de merde ! Qu'est-ce que vous diriez si un touriste venait à Sydney en pensant que la ville se trouve dans l'Etat de Victoria ? L'Etat de Melbourne, quelle horreur...
Enfin bon, à part ça, c'était chouette, et j'ai eu l'occasion de rencontrer une étudiante Australienne qui rentrait justement de Paris. Je n'ai pas eu la chance d'évaluer son niveau de français, elle a refusé de parler dans la langue de Molière, clamant qu'elle n'était pas assez bonne. Allons allons, l'accent Australien est pourtant tellement cute quand ils parlent français. J'ai aussi revu Laure-Lou, l'autre étudiante de Strasbourg, qui a son blog dans mes favoris.
Sinon, j'ai fait un exposé sur le protocole de Kyoto cette semaine (une bonne occasion de taper sur Bush et Howard, ce qui a plu à l'assistance), et je suis à présent en vacances pour dix jours. Ah oui, j'allais oublier, je vais aussi recevoir ma première visite depuis que je suis à Sydney, celle de ma chère môman...c'est cool, mais en attendant, je dois me lever à 6h du mat' demain pour la chercher à l'aéroport, et en plus les horaires des trains sont perturbés à cause de travaux sur la ligne...vive les transports publics à Sydney !
Publié le 21/02/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Voilà, je suis de retour en Australie, le pays de la bière, du soleil, des cafards et de la Vegemite (tous ces éléments ne se valent pas, loin de là). Il est donc temps de réouvrir ce blog.
Lorsque j'ai annoncé la mise en sommeil de ce carnet de voyage interactif (ça fait plus classe que "blog", vous trouvez pas ?), j'avais invité mon cher public à me faire part de ses suggestions pour améliorer la "chose" (putain, c'est quand même pas facile de trouver des synonymes pour "blog"). Constatant qu'aucune suggestion n'a été faite, j'en tire la seule conclusion possible : le blog est parfait, il n'y a rien à changer, la quintessence de la perfection a été atteinte avec ce bijou du web. Ou alors, autre possibilité, tout le monde se fout de mon blog...quelle ingratitude quand même, quand on pense au mal que je me donne pour vous divertir...
Ah si, maintenant que j'y pense, il y a quand même eu quelques remarques, qu'on m'a fait de vive voix. Je dois, en vrac, poster plus d'articles marrants et moins de billets politiques (encore que certaines personnes m'ont demandé l'inverse), et je dois poster plus de photos avec des gens. Des Australiens (et des Australiennes). On va essayer, mais faut dire que c'est pas facile, il n'y a que 20 millions d'habitants dans cet immense pays, ça doit nous faire du 15 habitants au kilomètre carré ou quelque chose comme ça. D'ailleurs, c'est là que se trouve le concept de ma démarche artistique : il n'y a pas de gens sur mes photos parce que je veux symboliser le vide du continent Australien en matière de population. Voilà la vérité.
Je sais, c'est pas très convaincant comme excuse, mais j'ai pas trouvé mieux, je viens de me taper 24 heures de vol, sans oublier le train pour aller à Londres et le métro pour aller à Heathrow. En plus, ma carte bancaire ne marche plus parce que je me suis trompé de code trois fois de suite et mon compte a été gelé (faut dire que je ne l'ai pas utilisée depuis deux mois). Voilà pour le "marrant" : il faut toujours qu'il m'arrive des bricoles. Enfin bon, j'ai appelé la banque et j'ai retrouvé le bon code, le problème devrait donc être réglé bientôt.
Pour le reste, je n'ai qu'une envie, c'est d'aller me coucher...mais il reste encore quelques heures à tenir si je veux m'adapter à l'heure Australienne...ça va être dur, mais on va essayer...
Bref, à bientôt, cher public, pour de nouvelles aventures "down under"...
Publié le 26/12/2007 à 12:00 par alsacedownunder
Salut à toi, cher public fidèle.
Il est de mon cruel devoir de t'informer d'une nouvelle terrible. Le blog alsacedownunder, perle de la blogosphère (tu reconnais là, cher public, ma modestie légendaire), va rester inactif pendant un bon mois. En effet, les périodes de Noël se cumulant avec les grandes vacances Australiennes, cela m'a semblé être une bonne occasion pour me ressourcer en France et retrouver ma famille, mes amis, la bonne chère, le froid, et le mauvais caractère de mes chers compatriotes. D'aucuns vont passer leurs vacances en Egypte à grands frais (du contribuable ?), moi j'ai choisi de me ressourcer en terre natale, dans ma chère Alsace.
Voilà donc cher public, c'est l'heure de se dire (temporairement) au revoir jusqu'à mon retour en Australie (à moins que des histoires intéressantes de l'actualité Australienne ne retiennent mon attention, il me faudra alors vous les faire partager). Ne soyez pas tristes chers amis, ceci n'est qu'une pause, pas une fermeture.
En attendant la réouverture, n'hésitez pas dans vos commentaires à poster toute suggestion sur l'amélioration du blog. Qu'est-ce qui selon vous rendrait ce blog encore meilleur ? Plus de filles en bikini ? Plus d'histoires de strips clubs ? Plus de reportages sur les boissons locales ? Faites-moi part de vos remarques, et n'hésitez pas à vous montrer sévères ! Qui aime bien châtie bien. Mais peut-être que vous pensez que ce blog est déjà parfait et qu'il n'a aucunement besoin d'amélioration (auquel cas, n'hésitez pas à le dire, ça fait toujours plaisir quand ça vient de quelqu'un d'autre que soi-même).
Je profiterai en tout cas de cette pause pour réorganiser quelque peu mes catégories, vu le nombre de messages, il est sans doute nécessaire de mieux les classer.
Sur ce, je vous laisse avec une photo de l'abbaye de Westminster, puisque je suis passé à Londres lorsque je suis rentré. Il eût été dommage de ne pas en profiter pour faire un tour dans cette ville magnifique, n'est-il pas ?
Bref, see you soon in Australia ! Et en attendant, passez un bon réveillon 2008 !