
Cette semaine, j'ai effectué mon premier voyage en-dehors de la Nouvelle-Galles-du-Sud (l'Etat où se trouve Sydney). Destination : Hobart, la capitale de la Tasmanie, le pays des diables, de la bière (comme le reste de l'Australie, mais peut-être encore plus), du froid et des nuages. La Tasmanie (ainsi nommée parce qu'elle a été "découverte", du point de vue européen, par le hollandais Abel Tasman) est en effet le meilleur démenti à ceux qui pensent que l'Australie se résume au désert et à la sècheresse. C'est un peu l'équivalent de l'Ecosse ou de l'Irlande : un style de vie encore plus relax que sur le continent, des gens qui passent leur temps au pub, une nature verdoyante. C'est une île sur laquelle s'est développé un environnement tout à fait unique, encore plus que dans le reste de l'Australie. On y trouve en effet des espèces d'animaux qui ont disparu du continent depuis des lustres et qui ont survécu en Tasmanie grâce au climat particulier que l'on y trouve. Le plus célèbre est le fameux diable de Tasmanie (qui n'a pas grand-chose à voir avec le célèbre Taz des looney tunes). Le climat, quant à lui, est beaucoup plus proche de ce que l'on connaît en Europe, et la neige y est fréquente en hiver (c'est-à-dire de juin à août).
Cependant, je n'ai pas vraiment eu le temps de partir à la découverte de la nature tasmane (ou tasmanienne ?). En effet, le problème est toujours le même : argent. Rester plusieurs jours en Tasmanie m'aurait coûté trop cher, j'ai préféré rester simplement une journée et me contenter de découvrir la capitale de l'île, à l'aide de la compagnie low-cost Jetstar. J'ai donc réservé un billet sur un avion partant le matin à 8 heures, le voyage retour s'effectuant le soir à 19 heures. La chasse au diable, ce sera pour une autre fois.
Mais je n'ai pas regretté mon voyage une seule seconde. Hobart est une ville véritablement magnifique, certainement la plus chouette que j'ai vue en-dehors de Sydney. Il faut savoir qu'il s'agit de la deuxième ville la plus ancienne d'Australie (après Sydney), et que sa fondation (en tant que colonie pénitentiaire, évidemment) remonte à 1804. Pour l'Australie, c'est carrément la préhistoire. Les aborigènes, cependant, étaient établis sur le site depuis bien 40000 ans, avant d'être "délogés" amicalement par les européens. Inutile de vous faire un dessin sur la méthode, sachez seulement que la population aborigène avait entièrement disparu de l'île au début du XXè siècle. Les aborigènes que l'on y trouve aujourd'hui sont des métis, ou bien ils viennent du continent.
Mais revenons à Hobart. Une ville dans laquelle il est très agréable de marcher, il y a moins de circulation qu'à Sydney, les bâtiments sont moins hauts et donnent moins le vertige, et surtout, les constructions anciennes sont nombreuses, et, chose rare pour une ville australienne, elles s'insèrent assez harmonieusement dans la ville par rapport aux bâtiments plus modernes. Vous ne trouverez pas, par exemple, de relique du XIXè siècle juste à côté d'un gratte-ciel immense et tout moche, contrairement à ce qu'on peut parfois voir à Sydney. C'est donc une ville qui ressemble beaucoup à une ville européenne, elle a un charme tout particulier pour l'hémisphère Sud. De plus, la ville est d'une taille tout à fait raisonnable, ce qui fait que l'on peut en parcourir le centre historique en une après-midi sans rien manquer d'intéressant. Ca tombe bien, c'était exactement le temps dont je disposais.
En tout cas, voilà un voyage qui valait le coup. Je vous laisse admirer les photos.
Anecdote : Hobart est la ville natale d'Errol Flynn, grand acteur hollywoodien des années 30 et 40, qui a notamment joué le rôle de Robin des bois avec une classe infinie.
C'est la question de James Brown à Jake Blues dans le fameux film "The Blues Brothers", question à laquelle Jake répond par l'affirmative. Moi aussi, j'ai vu la lumière, même si elle ne m'a pas dicté d'aller sauver un orphelinat des griffes des impôts...
Si vous ne comprenez pas la référence, allez tout de suite voir ce film, vous ne le regretterez pas. En attendant, voici une autre photo du Town Hall.
Non, je ne sors pas d'une nuit mystique lors de laquelle j'aurais rencontré Dieu ou l'ange Gabriel, je vous rassure, je suis toujours un indécrottable athée. L'illumination dont je parle n'est pas religieuse, il s'agit d'une illumination au sens propre des différents bâtiments publics de Sydney pour Noël. En effet, si à Strasbourg, on illumine la cathédrale lors des soirées d'été, à Sydney, on illumine les bâtiments publics, également lors des soirées d'été, mais comme on est en Australie, ces soirées d'été correspondent à la période de Noël, contrairement aux soirées d'été de Strasbourg, qui elles correspondent à la période de l'été. Vous suivez ? Non ? Pas grave, contentez-vous de regarder les photos. Ici, c'est le Town Hall qui a fait peau neuve pour la saison des fêtes et du partage.