Il est temps de conclure le récit de ces trois jours à Alice Springs avec un petit compte-rendu de la dernière journée que nous y avons passée (en espérant que cette fois-ci, vous aurez des commentaires à poster, parce que sinon c'est pas la peine que je me casse le cul, non mais sans blague).
Ladite journée a commencé par des adieux pour le moins déchirants avec le magnifique hôtel sans couvertures où nous étions, et surtout avec ses sympathiques employés. En guise de cadeau d'adieu, ceux-ci nous ont d'ailleurs proposé une navette vers l'aéroport à seulement 8 dollars 50 par personne ! Quelle générosité...le petit hic, c'est que d'après le site internet de l'hôtel, ce petit voyage était censé être gratuit...nous avons donc décliné l'offre, d'autant qu'elle nous aurait fait rater la première partie de la Camel Cup, qui se trouvait avoir lieu le même jour à Alice Springs.
La Camel Cup est, comme son nom ne l'indique pas, une course de dromadaires qui fait la renommée d'Alice Springs. C'est un peu comme une course de chevaux, à ceci près que les nobles équidés sont remplacés par les vaisseaux du désert, introduits en Australie par des marchands Afghans au XIXè siècle. La substitution garantit un spectacle très différent d'une course de chevaux classique, les dromadaires étant des animaux beaucoup moins dociles, capables, à l'instar de notre mini-président, de s'arrêter ou de faire demi-tour au moindre caprice. La Camel Cup est donc un spectacle qui ne se prend pas au sérieux, typiquement Australien : le plus important n'est pas de participer, ni de gagner, mais de déconner (et de boire une bonne bière).
Le problème, c'est qu'il nous fallait jouer serré pour assister à cet évènement, étant donné que nous avions un avion à 13h30 et que le coup d'envoi de la Camel Cup était prévu pour 11h. Je savais que nous ne pourrions sans doute pas voir de courses, mais je voulais au moins voir la cérémonie d'ouverture. Heureusement pour nous, la Camel Cup se déroulait à quelques kilomètres à peine de l'aéroport, ce qui nous laissait une certaine marge. Après nous être arrangés avec la principale compagnie de bus vers l'aéroport pour qu'elle nous y dépose avant de nous y rechercher plus tard pour nous emmener vers notre avion (le tout en payant seulement un aller simple), nous avons pu pénétrer dans l'enceinte. Là, nous faisons connaissance avec les bestioles (chacune est sponsorisée par un commerce local), mais aussi avec le goût étrange des steaks de chameau (ça ressemble à du boeuf haché), ainsi qu'avec l'histoire de la Camel Cup (fondée à la suite d'un pari douteux entre deux amis, dont Noel Fullerton, le monsieur avec une barbe blanche que vous voyez sur la photo), et enfin avec une sympathique famille de Français originaires de Metz et qui ont décidé qu'ils préféraient vivre en Australie plutôt que dans cette magnifique région qu'est la Lorraine (quelle drôle d'idée).
Quoi qu'il en soit, même si nous n'avons pas pu assister à la moindre course, nous avons pu voir la cérémonie d'ouverture et la parade des dromadaires, au cours de laquelle certains d'entre eux ont décidé qu'ils serait moins fatigant de rester assis par terre plutôt que d'obéir aux ordres de leurs maîtres. La cérémonie était bien évidemment agrémentée de l'hymne national Australien, mais aussi Américain, car Alice Springs comporte une importante population venue des Etats-Unis, particularité qui s'explique par la présence d'une base militaire dans les environs. Rien n'est parfait...
Quoi qu'il en soit, je n'ai pas regretté l'expérience. Nous aurions même pu assister à la première course si le discours du maire d'Alice Springs n'était pas venu retarder son départ (fichu politicien, je suis sûr qu'il est au parti libéral), mais nous avons à peine eu le temps de sauter dans notre bus pour ne pas rater notre avion. Bah, tant pis, c'était quand même sympa de prendre contact avec ces étranges habitants du continent Australien (à vous de deviner si je parle des dromadaires ou de la population d'Alice Springs...).
Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de commentaire que cela signifie nécessairement qu'on ne consulte pas le blog !!!
A bientôt de retour dans votre mère patrie.....