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alsacedownunder
Description du blog :
L'Alsace au 36ème dessous : bienvenue sur le blog d'un étudiant strasbourgeois parti un an à Sydney.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
22.07.2007
Dernière mise à jour :
23.10.2008

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La Perouse Monument.

Publié le 09/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
La Perouse Monument.
Un monument à la gloire de La Pérouse, érigé en 1825.
C'était la minute historique dont tout le monde se fout...c'est en tout cas tout ce que j'avais à vous dire sur le quartier de La Perouse.
Prochaine étape : Alice Springs et le centre de l'Australie...

Barracks (Obama ?)

Publié le 09/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Barracks (Obama ?)
Ca, c'est une tour depuis laquelle une maigre garnison surveillait l'arrivée d'envahisseurs avant la construction du fort sur Bare Island. Je ne sais pas si ça servait vraiment à quelque chose...

(la "blague" du titre n'est pas de moi, je tiens à le préciser)

La Perouse Museum.

Publié le 09/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
La Perouse Museum.
Voilà le musée. Avant d'être un musée dédié à un représentant illustre de notre glorieuse patrie, il servait d'orphelinat. Au moins, maintenant, il a une fonction vraiment utile...

MI4 : Aller à La Perouse.

Publié le 09/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
MI4 : Aller à La Perouse.
Etant donné qu'on avait suffisamment exploré le centre comme ça, la journée d'aujourd'hui a été consacrée à la visite d'un quartier où je n'étais pas encore : La Perouse, à Botany Bay.
Botany Bay a ceci de particulier qu'il s'agit de l'endroit où le capitaine Cook a débarqué la première fois en Australie en 1770. Mais surtout, c'est là qu'est arrivée la première expédition française à avoir atteint ce continent, le 26 janvier 1788. C'est-à-dire le jour exact du débarquement de la First Fleet anglaise à Port Jackson, à quelques encablures de là. Ce qui veut dire que l'Australie aurait très bien pu être française. Le problème, c'est que Botany Bay, contrairement à Port Jackson, n'offrait pas les conditions idéales pour fonder une colonie en raison de son terrain marécageux. En outre, La Pérouse, le commandant de l'expédition, n'avait pas reçu l'ordre de s'établir en Australie, contrairement au capitaine Arthur Phillip, chef de la First Fleet. Et voilà pourquoi l'Australie est tombée aux mains des rosbeefs. Voilà pourquoi les Australiens, fidèles à leur racines Anglaises, parlent la langue de Shakespeare et mangent de la merde. Tant pis pour eux, ils n'avaient qu'à embaucher le cuisinier français de l'expédition La Pérouse.
En attendant, La Pérouse a donné son nom au quartier que nous avons visité. C'est assez incroyable de se dire que le coeur de la ville se trouve à une dizaine de kilomètres seulement, car le suburb de La Perouse est beaucoup moins peuplé et plus difficile d'accès que Port Jackson. Il nous a fallu au moins deux heures pour y aller et deux heures pour en revenir. Deux heures au cours desquelles nous avons changé deux fois de train, deux fois de bus, et interrogé trois autochtones sans qui nous serions probablement encore en train de chercher la meilleure manière de s'y rendre. Tout ça grâce aux merveilleux transports publics australiens, qui savent rendre chaque voyage unique et inoubliable.
Quant au quartier lui-même, il contraste encore une fois fortement avec le centre-ville. On se sent vraiment au bout du monde. Aucun gratte-ciel, quelques restaurants, quelques pêcheurs, des plages, une falaise, une belle vue, la tombe du prêtre de l'expédition La Pérouse, et un musée sur ladite expédition : voilà en gros tout ce qu'offre le quartier le plus français de Sydney. Un bien piètre hommage à notre culture supérieure...
Plus sérieusement, la visite était sympa, même si Gauthier a été frustré de ne pas avoir pu escalader le portail qui barrait l'entrée dans le fort de Bare Island (cf photo), une petite île sur laquelle un fort a été installé pour défendre la ville, et sur laquelle a également été tournée une scène de Mission Impossible II. Pas de chance, la visite n'était pas possible, nous n'avons donc pas pu marcher sur les traces de ce clampin de Tom Cruise. Quel dommage...par contre, le musée était intéressant et pas cher, mais j'ai été le seul à le faire. Apparemment, Gauthier trouve que 3 dollars, c'est trop cher pour admirer les vestiges de la plus glorieuse expédition à avoir atteint ce continent reculé. Ceci dit, l'expédition s'est terminée en fiasco quand elle a péri corps et âmes au large des îles Salomon lors du voyage retour, mais ça ne compte pas, on est quand même meilleurs que les rosbeefs et pis c'est tout...

La Tour de Sydney infernale (lol)

Publié le 09/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
La Tour de Sydney infernale (lol)
Bon, en fait j'avais prévu d'attendre qu'on revienne d'Uluru pour le prochain billet, mais en fait j'ai changé d'avis. Pourquoi ? Parce que. C'est moi le chef ici.
Donc, qu'avons-nous fait de palpitant ces deux derniers jours ? Mardi, nous sommes allés une enième fois au centre-ville, d'abord à Chinatown, le quartier chinois (il fallait le préciser), où nous avons mangé chinois dans un restaurant chinois, avec des serveuses chinoises qui ont ceci de particulier qu'elles parlent chinois et racolent les clients de manière assez entreprenante : elles vous apostrophent dans la rue en vous montrant des menus et en vous expliquant que leur resto est mieux que celui d'à côté (alors qu'ils se ressemblent tous, comme tout ce qui est asiatique).
Après un bon repas, direction la Sydney Tower, le plus haut bâtiment de Sydney (paraît qu'elle est aussi haute que la Tour Eiffel, mais c'est sûrement de la vantardise). Du haut de cette Tour, 40 siècles ne nous contemplent pas (elle a été construite en 1981), mais il faut avouer que la vue sur Sydney y est imprenable (comme vous pouvez le voir sur la photo). Et heureusement qu'elle l'était. Déjà, il fallait payer 20 dollars pour avoir le droit de prendre un ascenseur bondé, et surtout, l'attente était interminable (une bonne heure de queue au milieu de chinois bruyants, ce qui est évidemment un pléonasme). Mais une fois en haut, on ne regrette pas les 20 dollars douloureusement arrachés du portefeuille. Après avoir profité de la vue, on a eu droit à un petit bonus : une séance de cinéma 3D sur l'histoire de l'Australie, avec des sièges qui bougent. Sauf que les nôtres ne bougeaient pas...du coup le type nous a offert une 2e projection gratuite pour revoir le même film, mais cette fois-ci en mouvement. Super.
Pour finir, petit cocktail sur Darling Harbour (d'après le guide, c'était un truc à faire, donc on l'a fait) et retour au bercail.
Voilà, c'était tout pour cette journée bien remplie...

Rushes in Sydney

Publié le 07/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Rushes in Sydney
Depuis quelques jours, comme vous le savez si vous suivez ce blog, un de mes camarades de l'URS (répondant au nom de Gauthier) est venu me rejoindre. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que les journées ont été bien remplies depuis son arrivée. Mes horaires ont d'ailleurs été pas mal chamboulés, moi qui ai l'habitude de me lever vers la fin de la matinée (ou le début de l'après-midi, comme vous voulez). J'imagine que c'est une différence de point de vue : lorsqu'on est à Sydney pour deux semaines, on a envie de faire le plus de trucs possibles en un minimum de temps, tandis que quand on y vit comme moi, on n'éprouve pas le besoin de faire un truc chaque jour. Ceci dit, ce n'est pas un truc par jour qu'on a fait depuis qu'il est là, plutôt une dizaine...rien que de très habituel pour quelqu'un d'hyperactif comme moi, en somme.
Premier jour, passage obligé : l'opéra, Harbour Bridge, le quartier des Rocks (plus vieux quartier de Sydney) et Circular Quay, pour faire original. Mais pas seulement. En fait on a démarré à la gare centrale, pour passer par le Queen Victoria Building et le Town Hall, puis on est arrivé sur Circular Quay pour voir l'opéra et le pont. Et tout ça dans la même journée : 24000 pas d'après le portable de mon pote (comme quoi, un portable ça sert à tout, sauf à téléphoner puisqu'il ne marche évidemment pas en Australie). Seul moment de repos : une bonne bière dans l'un des plus vieux pubs de la ville (une Tooheys, la bière locale, j'en avais parlé dans mon enquête).
Deuxième jour : vu qu'on avait pratiquement déjà tout vu dans le centre la veille, on a décidé d'aller dans un quartier que je connaissais peu : Kings Cross. D'après le guide du petit futé, Kings Cross est comparable à Greenwich Village à New York. Il y a pas mal de bâtiments qui témoignent de la splendeur passée du quartier. Restaurants, cafés, immeubles de l'ère victorienne. Ca doit être sympa d'y vivre...mais pas seulement pour ces raisons. Car Kings Cross est aussi le quartier "chaud" de la ville : dans la rue principale, il doit y avoir pas moins d'une dizaine de strips clubs et de sex shops. Kings Cross est donc un mix entre Greenwich Village et Pigalle. Y'a qu'en Australie qu'on voit ce genre de mélanges...
Après s'être arrêtés dans un café français ("la buvette" qu'il s'appelait) pour une crêpe, un chocolat chaud et un café (voilà une information de la plus haute importance), on s'est dirigés vers les quais et le quartier de Woolloomooloo (un nom aborigène évidemment, ils ont le chic pour trouver des noms à rallonge impronnonçables). Là-bas, on est tombés sur le Café de Wheels, un truc qui ne paie absolument pas de mine, comme vous pouvez le constater sur la photo, mais qui est apparemment assez célèbre. Figurez-vous que des gens comme Elton John ou Hulk Hogan (du beau monde, quoi) y ont dégusté les fameuses tartes de Harry. Personnellement, je n'y ai pas goûté, mais d'après les photos, ils avaient l'air d'apprécier. Après la vision solennelle d'un tel monument historique, vous conviendrez avec moi qu'il est difficile de faire autre chose ensuite. N'importe quelle autre activité aurait pâli de la comparaison avec le café de Wheels. Il était donc temps de rentrer après une journée bien remplie (une de plus).
Troisième jour : étant donné que des travaux nous empêchaient de prendre le train pour aller au centre ville (des bus de remplacement étaient mis à disposition, rallongeant le voyage), une répartition des tâches s'imposait. Tandis que mon camarade allait visiter plus en détail le centre-ville, je restais en arrière à attendre son rapport exhaustif, qu'il me fit le soir venu. Pour passer le temps, rien de tel qu'une petite lessive (il a fallu que je trouve un créneau, la machine étant squattée la plupart du temps par les proprios, je me demande ce qu'ils font de tout ce linge, à part le laver). Idem pour le lendemain : comme Gauthier tenait à aller au zoo et que j'y avais déjà été deux fois, j'ai passé une autre journée bien remplie chez moi, la seule sortie consistant en un achat de super glu pour réparer le porte-savon de la douche (cassé dès son premier jour par mon nouveau colocataire, belle performance).
Et enfin, la journée d'aujourd'hui. On avait prévu un rendez-vous avec un des mes potes australiens (Michael) à Cronulla, une plage qui a ceci de particulier que des émeutes s'y sont déroulées en 2005 entre des libanais et les lifesavers australiens (sauveteurs genre Alerte à Malibu). Il paraît que tout a démarré sur un malentendu à la Jean-Claude Duss : un maître-nageur venu s'enquérir auprès d'une demoiselle de son état de santé a provoqué la jalousie de son copain libanais, qui a cru que le lifesaver était venu draguer sa gonzesse. Le tout a très vite dégénéré et s'est transformé en bataille rangée entre la communauté libanaise et les australiens "blancs". Cette histoire nous a été racontée par Michael après que le sacripant nous ait fait attendre plus d'une heure (on avait rendez-vous à 12h et il est arrivé à 13h). Heureusement, il nous a offert le repas (fish & chips) après s'être répandu en excuses. On va dire que ça ira pour cette fois, mais s'il recommence, je lui envoie un pot de Vegemite par la poste (car Michael est un des rares australiens que j'ai rencontrés qui déteste cette chose...peut-être parce qu'il est d'origine vietnamienne...).
Voilà, c'était tout pour ce récit palpitant de ces derniers jours. Prochaine étape : Uluru, pour une expérience sans doute assez différente...

Respecte mon autorité !

Publié le 05/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Respecte mon autorité !
Comme vous le savez sans doute si vous êtes comme moi fan de South Park, cette phrase est la devise de notre petit gros préféré, Eric Cartman. Mais elle a certainement été prononcée à un moment ou à un autre de sa vie par William Bligh, une "grande" figure de l'histoire Australienne et l'un des plus grands losers qui ait jamais posé le pied sur le sol Australien (et vous savez que les losers sont tenus en haute estime ici). Vous allez comprendre pourquoi j'utilise ce qualificatif pour désigner William Bligh...
William Bligh est né en 1754 en Angleterre, dans les Cornouailles plus précisément (je sais, on s'en fout). Très vite intéressé par la mer, Bligh s'engagera comme mousse à 7 ans et connaîtra une longue carrière qui sera remplie de hauts et de bas (surtout de bas, comme vous allez le constater). Il voyagera avec le grand James Cook (autre grande figure locale) et sera membre de son équipage lors de son dernier voyage, qui se termina par la mort du capitaine à Tahiti. Fort de cette expérience et malgré ce dénouement tragique, Bligh finira par grimper les échelons de la marine, jusqu'à l'apothéose, lorsqu'il sera désigné commandant d'un navire de guerre, le HMAV Bounty en 1787. Ce nom ne vous dit rien ? Si vous avez un peu de culture générale, les rouages de votre cerveau se sont certainement enclenchés à la vue de ce nom, associé dans la culture populaire à une des plus célèbres mutineries de l'histoire de la marine. Oui, William Bligh était le capitaine du Bounty, LE Bounty sur lequel une mutinerie a eu lieu dans la nuit du 28 au 29 avril 1789 alors que le bateau faisait route vers Tahiti (et que les Français se plaignaient de leur bon roi à des milliers de kilomètres de là). De nombreux livres, films et pièces de théâtre s'inspireront de cette fameuse mutinerie et la racontent certainement mieux que je ne saurais le faire, je ne vais donc pas m'attarder plus loin sur cet épisode bien connu de la vie de Bligh.
Car ce n'est pas la mutinerie du Bounty dont je veux vous parler. Elle ne sert en effet qu'à introduire un deuxième épisode tragi-comique de la vie de Bligh. C'est là que l'histoire de l'Australie entre en jeu. Car Bligh, après l'épisode du Bounty et une autre mutinerie sur un de ses navires en 1797 (mutinerie de la Nore), sera nommé gouverneur de Nouvelle-Galles-du-Sud en 1805, dans les premières années de la nouvelle colonie Anglaise en terre Australe. A ce poste, il tentera de mettre un peu d'ordre dans une colonie à la population pour le moins turbulente (forcément, d'anciens bagnards, c'est voyous et compagnie). Il gouvernera donc de manière assez autoritaire, ce qui ne le rend pas populaire, bien au contraire. Il s'attaquera notamment au système de troc qui prévalait dans la colonie, qui était à l'époque encore dépourvue de monnaie. Les gens avaient donc recours au troc, et l'une des monnaies d'échange les plus prisées était...le rhum ! Je ne sais pas si ça explique l'amour des Australiens pour l'alcool, mais en ce temps là, le rhum était donc très prisé (il l'est toujours aujourd'hui, mais pour des raisons différentes, à savoir évidemment boire plus que de raison). Le combat de Bligh contre le rhum lui attirera les foudres de la population, et surtout des négociants en rhum, qui redoutaient de perdre leur manne si Bligh parvenait à ses fins. Et malheureusement pour le gouverneur, la liste de ses ennemis ne s'arrêtait pas là, puisque le régiment d'infanterie local, le New South Wales Corps (un embryon d'armée), profitait également du commerce du rhum, et ne voyait donc pas d'un très bon oeil l'interventionnisme de Bligh en la matière. C'est vrai quoi, de quoi il se mêle à la fin, en plus il s'attaquait aussi aux filles de joie (indispensable gâterie occasionnelle dans la vie d'un militaire).
Bref, l'armée locale n'était clairement pas du côté de Bligh dans son entreprise de salubrité publique. Et évidemment, quand le pouvoir n'a plus le soutien de l'armée, il est un peu dans la merde (demandez à Allende). Et ce qui devait arriver arriva : l'autorité de Bligh fut une nouvelle fois contestée. C'est ainsi que Bligh sera déposé par le chef du New South Wales Corps, le major Johnston, qui va arrêter le gouverneur le 26 janvier 1808 (20 ans jour pour jour après la fondation de la colonie) et prendre le contrôle de la Nouvelle-Galles-du-Sud. Une illustration célèbre montre Bligh en train de se cacher sous son lit lors de son arrestation, une image de propagande évidemment destinée à le dépeindre comme un lâche indigne de gouverner (en plus, il paraît qu'il avait une petite bite).
Le major Johnston détiendra la réalité du pouvoir pendant presque 2 ans, jusqu'à l'arrivée du remplaçant de Bligh nommé par le gouvernement britannique, Lachlan Macquarie. Johnston passera en cour martiale, et Bligh sera délivré de sa prison en 1810. Il sera même promu contre-amiral de la flotte britannique, malgré ses "légers" problèmes de leadership (deux mutineries et un coup d'Etat quand même, faut le faire). Il finira même sa carrière comme vice-amiral, mais il ne retournera jamais en Australie et mourra en Angleterre en 1817. Il reste aujourd'hui connu comme le seul dirigeant à avoir été victime d'un coup d'Etat dans l'histoire de l'Australie. Comme quoi, aussi incroyable que cela puisse paraître, ça arrive aussi (parfois) dans les pays anglo-saxons, et pas seulement en France...
Une anecdote pour finir : sachez que l'arrière-arrière-arrière-arrière petite-fille de Bligh, Anna Bligh, est aujourd'hui la seule femme à être à la tête d'un Etat Australien, le Queensland en l'occurence. Bon, logiquement, il n'y a pas de raison qu'elle subisse le même sort que son arrière-arrière-arrière-arrière grand-père, mais à sa place, je ferais quand même attention, peut-être que les gènes de la lose lui ont été transmis par son "glorieux" aïeul...

Tu ne dérangeras point les fous de Dieu

Publié le 01/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Tu ne dérangeras point les fous de Dieu
Cette phrase n'est pas dans les 10 commandements, mais elle s'appliquera néanmoins aux habitants et visiteurs de Sydney pendant les prochaines Journées mondiales de la jeunesse (World Youth Day), le grand rassemblement de propagande catholique, où tous les jeunes cons (pardon, cathos) de la terre pourront venir louer notre très cher pape Benoît et faire sa fête à Jésus sans aucun risque d'être embêtés par des incroyants, hérétiques et autres pédés-sexuels dont on sait que la ville de Sydney est remplie. En effet, alors que le jour J approche (les JMJ se dérouleront à Sydney du 15 au 20 juillet), un article du journal "The Age" m'apprend que l'Etat de Nouvelle-Galles-du-Sud vient d'accorder des pouvoirs extraordinaires à la police : en effet, les policiers pourront filer une amende, voire arrêter, toute personne qui "ennuiera" les participants à ce grand évènement (en anglais, any person which will cause "annoyance or inconvenience to the participants"). Evidemment, les termes utilisés sont très vagues : que faut-il faire pour "embêter" un catho ? Lui chiper son jus d'orange ? Lui offrir une capote ? Lui proposer une bière ? Vous le voyez, les possibilités sont infinies, et les pouvoirs de la police d'autant plus grands qu'ils sont mal définis. Ce qui veut dire que pendant 5 jours, la ville de Sydney sera un no-heathen's land, où Dieu et l'influence bénéfique de l'esprit-saint pourront s'étaler à leur aise. Il y aura bien une petite marche de protestation de l'organisation "NoToPope" (Non au pape) qui regroupera des associations athées, pro-avortement et pro-gay, mais que les croyants se rassurent, la police est avec eux, et de toutes façons, Dieu reconnaîtra les siens...

Alléluia !

Ils sont fous ces Anglais...

Publié le 30/06/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Ils sont fous ces Anglais...
Je viens de trouver un article assez marrant sur le site du Sydney Morning Herald. Il s'agit de l'histoire d'un Anglais résidant à Perth qui a fait quelque chose d'assez fou, même pour un Anglais : il a tout simplement vendu sa "vie" sur Internet ! Plus exactement, il a vendu tout ce qu'il possédait ainsi que son travail et l'accès à ses amis (je ne savais pas qu'on pouvait "vendre" ça, on n'arrête pas le progrès) sur Ebay, le site d'enchères bien connu. Alors qu'il espérait en tirer 500000 dollars pour prendre un nouveau départ, sa vie ne s'est finalement vendue que 399000 dollars. Apparemment, tout ce qui lui reste, outre cet argent, est son passeport, et il prévoit maintenant de quitter son ex-maison et de prendre le train, sans aucune idée d'où aller et de ce que le futur lui réserve.
De deux choses l'une : soit ce type est fou, soit il a des sacrées couilles (bollocks). Voire un peu des deux. Je ne sais pas si c'est l'influence de l'Australie Occidentale qui l'a poussé à faire ça (voir un de mes articles précédents sur les moeurs des politiciens de l'endroit) ou si c'est le fait qu'il est Anglais (Obélix nous l'a dit, ils sont fous ces Bretons), mais une chose est sûre : c'est pas tous les jours qu'on voit ça !

Socceroos et Wallabies sont sur un bateau.

Publié le 29/06/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Socceroos et Wallabies sont sur un bateau.
En l'espace d'une semaine, j'ai été deux fois au prestigieux ANZ Stadium de Sydney. Alors, c'est quoi l'ANZ Stadium ? Il a été construit à l'occasion des jeux olympiques de 2000 et a donc abrité la plupart des épreuves en plein air de cette grande fête qui a consacré la ville de Sydney comme la plus classe du pays (eh oui, on en revient à la rivalité Sydney-Melbourne). Une fois les JO terminés, le village olympique construit tout autour a été reconverti en quartier résidentiel de luxe, tandis que le stade était également transformé (exit la piste d'athlétisme, disparition de 20000 sièges pour passer à une capacité de 80000 au lieu de 100000) et sert désormais au rugby et au foot. Il faut noter que ce stade a changé plusieurs fois de nom : il s'est d'abord appelé l'Australia Stadium, avant d'être racheté par Telstra (la compagnie téléphonique Aussie), puis par ANZ (une banque Australo-néo-zélandaise), ce qui fait qu'il ne s'appelle plus Telstra Stadium, mais ANZ Stadium. Un peu difficile de suivre tous ces changements, mais s'il y a une chose qui n'a pas changé entre-temps, c'est la passion des Australiens pour le sport ! Je m'en suis rendu compte lors du premier match que je suis allé voir, un match de foot entre l'Australie (les socceroos) et la Chine. Un match de qualifs pour la Coupe du Monde sans enjeu puisque l'Australie était déjà qualifiée pour le tour suivant et la Chine déjà éliminée. Malgré cela, le stade était quasiment plein : 70000 personnes pour voir jouer la Chine ! Impressionnant. Et une ambiance indescriptible, rien à voir avec le Racing. Les supporters Australiens sont extrêmement passionnés, rien que dans le train qui nous menait au stade, au lieu d'annoncer les stations, le chauffeur chantait "Aussie, aussie, aussie" et les voyageurs répondaient avec enthousiasme ! D'ailleurs, je crois que j'étais le seul à ne pas avoir d'écharpe ou de maillot, tout le monde était habillé en jaune et vert (couleurs nationales). Il y avait bien quelques chinois vêtus de rouge, mais ils se faisaient tout petits face à l'armada Aussie.
L'avant-match était également très sympa, on a eu droit à la chorale de Sydney qui nous a chanté "I Still Call Australia Home", une chanson très mélancolique, l'hymne des expatriés (même si je ne suis pas Australien, je peux vous dire que ça m'a fichu un coup, sachant que je ne serai plus là dans un mois). Ensuite, il y a eu bien sûr les hymnes nationaux (c'était la première fois que j'assistais à un match international, c'était donc nouveau pour moi). Et là, tout le stade se lève et il n'y a pas une personne qui ne chante pas l'hymne Aussie ! Bref, une fois le coup d'envoi donné, l'ambiance est indescriptible, et le stade est chaud bouillant.
Malheureusement, le spectacle sur le terrain était loin d'être à la hauteur. L'Australie, composée de jeunes joueurs inconnus (en l'absence d'enjeu, l'entraîneur a laissé les stars se reposer), va concéder une défaite 1-0 après s'être pris un but dès la 12e minute. Ils courront longtemps après le score, sans jamais prendre en défaut une défense chinoise pourtant loin d'être infranchissable. Les chinois n'arrangeront d'ailleurs pas les choses : au moindre contact, ils se roulent par terre en hurlant de douleur, pire que des Italiens ! Et évidemment, une fois qu'ils sont sortis du terrain pour se faire "soigner" et qu'ils ont gagné plein de temps, ils reviennent tout guillerets reprendre leur place ! Un peu naze, mais en même temps, ce genre de procédés est systématique en foot...
Bref, cette 1ère expérience était sympa, malgré la défaite de l'Australie. J'aurais adoré voir un but Australien, rien que pour entendre le stade hurler de plaisir (fallait voir, ou plutôt entendre comme ils gueulaient à chaque occasion). Mais bon, on ne peut pas tout avoir...
Ma deuxième expérience à l'ANZ Stadium s'est déroulée hier soir, et cette fois-ci c'était un match de rugby entre l'Australie et...la France ! Oui, les Bleus sont en tournée dans l'hémisphère Sud, c'était donc une occasion à ne pas rater ! J'y suis allé avec quelques potes Australiens de la fac, j'étais donc le seul Français dans le groupe, ce qui m'a valu pas mal de chambrage. J'ai également dû chanter la Marseillaise à pleine voix pour leur faire plaisir. Par contre, nous nous sommes retrouvés juste à côté des supporters français, ce qui a fait que pendant tout le match, on a plus entendu "Allez les Bleus" (j'ai dû leur expliquer ce que ça voulait dire) que "Go Wallabies". Quant à l'avant-match, c'était encore une fois très sympa : on a d'abord assisté à un concert autour du stade en buvant une bière, et ensuite nous avons eu droit à "Waltzing Matilda" (chanson très populaire ici) une fois entré dans l'enceinte.
Cette fois-ci, l'expérience était tout à fait inverse à celle du match de foot. A savoir que l'Australie a gagné, mais que l'ambiance était beaucoup moins chaude, j'ai vraiment été déçu de ce point de vue. Bien sûr, tout le monde avait son écharpe et son maillot, mais il n'y avait que 49000 personnes dans le stade. Décidément, le rugby à XV (rugby union) n'est pas aussi populaire que je le croyais ici, j'ai même du expliquer les règles à mes potes Australiens, la plupart d'entre eux n'ayant jamais vu un match ! L'Australie n'est pas la Nouvelle-Zélande...
A part ça, le match en lui-même était plaisant. Je ne m'attendais pas à voir la France gagner, je n'ai donc pas été déçu du résultat. Dommage qu'ils se soient pris deux essais de suite dès le début de la 2e mi-temps, mais apparemment, ils jouaient avec une équipe très jeune. Les supporters Aussies, très sportifs, se sont même mis à les soutenir pour qu'ils sauvent l'honneur en marquant au moins un essai (ce qu'ils ont fini par faire). Sympa de leur part, mais en même temps, ils étaient assurés de la victoire, j'imagine que si le score avait été plus serré, les supporters se seraient montrés plus chauvins.
Une fois le match terminé, nous sommes allés manger dans un restaurant coréen, encore une nouvelle expérience pour moi. Evidemment, comme dans tout restau asiatique, il y avait du riz et des baguettes, mais la particularité, c'est qu'il fallait cuire soi-même sa viande sur une espèce de barbecue fourni par le restau. Comme l'a dit un de mes camarades Aussies, ça permet d'être sûr que les serveurs n'ont pas craché dans le plat ! En tout cas, c'était très bon et l'ambiance était sympa. L'un dans l'autre, ce fut une très bonne soirée !

Voilà, et puis à part ça, mon frère s'en est retourné en France juste avant le match (dommage pour lui), mais je ne vais pas rester seul très longtemps puisqu'un pote de la fac de Strasbourg va venir squatter chez moi pendant deux semaines.
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