Publié le 12/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
On entendait peut-être ce genre de choses à Alice Springs au début du siècle. Malheureusement, nous n'avons vu personne provoquer une bagarre dans ce saloon où nous avons fini la soirée. Il n'y avait même pas de miroir à mettre à l'abri derrière le bar ! Par contre, il y avait un piano, une vraie porte de saloon pour entrer, une ambiance très "far west" avec une touche Australienne, des cow-boys, et de la très bonne nourriture : nous nous sommes régalés autour d'un steak de kangourou (fraîchement attrapé par nos soins, bien sûr, voyez la vidéo) et de frites, le tout accompagné d'une sauce délicieuse.
Une fois rassasiés, nous avons dégusté quelques bières pour nous donner du courage avant la journée du lendemain, pour laquelle le réveil était prévu à 5 heures du matin...vous comprenez donc qu'il nous fallait faire le plein d'énergie, et rien de mieux pour cela qu'une bonne Cascade (bière de Tasmanie, la meilleure bière Australienne que j'ai goûté). Une seule ? Plusieurs, c'est encore mieux...
Bref, voilà comment s'est déroulée cette première journée à Alice Springs. La suite demain...
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Publié le 12/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Une petite famille de kangourous que nous avons croisée en revenant vers la ville. Encore une fois, c'est moins excitant quand il s'agit du trentième que vous voyez, mais pourtant, on ne peut pas s'empêcher d'appuyer sur le bouton quand on passe devant...
Publié le 12/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Le but final de notre marche : la station de télégraphe, primordiale lorsqu'il s'est agi de relier le Sud au Nord du pays. Apparemment, ça a mieux marché que l'expédition Burke-Wills...
Publié le 12/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Voici un autre kangourou, effrayé par Gauthier qui s'était approché de lui d'un peu trop près, avec l'intention de le transformer en steak...vous ai-je déjà dit que la viande de kangourou était succulente ?
Admirez la performance de mon appareil photo qui a parfaitement capturé le mouvement de l'animal sans qu'il y ait le moindre flou...c'est beau le progrès...
Publié le 12/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Vous devez vous demander en quoi la photo correspond au titre. Rassurez-vous, je n'ai pas fait d'erreur : ce que vous voyez est bien la rivière Todd, le long de laquelle nous avons marché. Cette "rivière" a la particularité d'être desséchée les trois quarts du temps, ce qui n'empêche pas ces comiques d'Australiens d'y faire des courses en bateau sans fond (c'est-à-dire en courant avec le bateau attaché à vous au moyen d'une bretelle), spectacle auquel nous n'avons pu assister puisque ces courses se déroulent en Septembre...
Publié le 12/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Après être redescendus de l'Anzac Hill, direction le site historique : la fameuse station de télégraphe dont je vous ai parlé, celle où tout a commencé...eh oui, tout n'a pas commencé avec Dieu, la station de télégraphe était là avant lui, ça vous la coupe non ?
Plus sérieusement, la station, qui est aujourd'hui un musée, est bizarrement située à plusieurs kilomètres de la ville. Nous avons donc dû marcher un bon moment avant d'y arriver. Mais c'était un mal pour un bien, car le chemin qui y mène est tout simplement magnifique : on tombe en plein dans l'Australie sauvage : sable, buissons, arbres dégarnis, et surtout...kangourous ! Oui, comme vous pouvez le constater, nous avons vu des kangourous en liberté pendant que nous marchions vers la station ! Bon, ça devient moins excitant au bout du trentième qu'on voit (il y en avait vraiment beaucoup), mais ça reste une expérience inoubliable, beaucoup mieux que de les voir au zoo !
Publié le 12/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Voici Alice Springs du sommet de l'Anzac Hill. La colline a donc au moins l'intérêt d'offrir une belle vue aux touristes exigeants...
Publié le 12/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Après être passés par le centre, nous sommes tombés sur une espèce de colline : l'Anzac Hill, au sommet duquel se trouve un monument dédié aux braves couillons...pardon, soldats, qui ont péri lors des diverses guerres auxquelles l'Australie a participé. A se demander s'il n'y a pas une loi qui oblige toutes les villes Australiennes à avoir au moins une rue, une place ou un mémorial quelconque dédié à l'ANZAC...tout comme il doit y avoir une loi en France qui oblige chaque village à avoir un monument aux "héros morts pour la patrie"...
Publié le 12/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Alors, que vous dire d'Alice Springs ? Eh bien, je ne sais pas si c'était dû au soulagement d'avoir trouvé un créneau pour Uluru, mais je peux vous dire que j'ai beaucoup apprécié. C'est très différent de Sydney. C'est toujours l'Australie, mais c'est une autre sorte d'Australie. L'atmosphère y est encore plus relax qu'à Sydney, il n'y a aucun bâtiment qui dépasse les 10 mètres de hauteur, il n'y a pas beaucoup de circulation et les gens ne semblent avoir aucune autre occupation que de flâner dans les rues ou de boire une bière sur la terrasse d'un café (comme ils ont raison).
Et surtout, alors que Sydney est remplie de chinois, Alice Springs abrite une importante population aborigène ! Eh oui, à force de vivre à Sydney, on les oublierait presque ! Personnellement, j'ai trouvé le changement très agréable (non pas que j'ai quelque chose contre les chinois, vous me connaissez voyons), même si Gauthier trouve que le climat social d'Alice Springs est moins rassurant que celui de Sydney. Quoi qu'il en soit, et bien qu'il soit hasardeux de dire ce genre de choses après une visite d'une journée, la plupart des abos ont l'air d'être relativement bien intégrés, et surtout, ils semblent prendre leur vie en main : il existe plusieurs centres tenus par des aborigènes et spécialement dédiés à leurs compagnons, qu'il s'agisse de leur trouver un emploi ou de soigner leurs problèmes de santé (notamment l'alcoolisme). Sur la photo, vous pouvez voir un groupe en train de discuter des problèmes divers que leur communauté doit affronter, devant un centre arborant la devise : "Proud to be Aboriginal, proud to be Australian"...la clé du problème se trouve peut-être dans cette phrase, qui affirme clairement une appartenance à la nation Australienne, tout en revendiquant dans le même temps une culture bien spécifique...
Publié le 12/07/2008 à 12:00 par alsacedownunder
Beaucoup de choses à vous raconter sur ces derniers jours, que nous avons passés au coeur de l'Australie : Alice Springs (surnommée Alice, ça ne s'invente pas), une plate-forme idéale pour découvrir ce qu'on appelle l'Outback (arrière-pays Aussie) et notamment son rocher aborigène mondialement connu, Uluru (ou Ayers Rock), situé à 450 km d'Alice.
Alice Springs (26000 habitants) est située dans le Northern Territory au beau milieu du pays, c'est la seule ville d'importance à des centaines de kilomètres à la ronde. A priori, on peut se demander pourquoi des gens auraient envie de rôtir dans le désert en y construisant une ville au milieu de nulle part, mais si l'on tient compte du fait qu'on est en Australie et que le pays est peuplé d'Australiens, la question devient superflue...
La date généralement retenue pour la fondation d'Alice Springs est 1870, date qui marque la construction d'une station de télégraphe sur la ligne traversant le pays, de Darwin (Nord) à Adelaide (Sud). En fait, il n'était pas prévu au départ de construire une ville autour de la station, mais la découverte d'or à la fin du XIXè siècle va provoquer le développement d'une ville qu'on appellera Alice Springs. Alice est donc le résultat d'un accident, un peu comme la paralysie de Christopher Reeve ou l'élection de l'actuel mini-locataire de l'Elysée.
Bref, nous sommes donc arrivés à l'aéroport jeudi, aux alentours d'une heure de l'après-midi. Le programme que j'avais prévu était le suivant : visite de la ville le 1er jour, visite d'Uluru le 2e jour, et matinée tranquille le 3e jour avant de reprendre l'avion pour Sydney. Mais comme il est dit que rien n'est jamais facile en Australie, il fallait qu'un grain de sable s'incruste dans cette mécanique bien huilée...
En effet, une fois arrivés à l'hôtel que nous avions réservé (un backpacker, c'est-à-dire une auberge de jeunesse), j'ai bien cru que le ciel nous tombait sur la tête. Il faut vous dire que concernant Uluru, je n'avais rien planifié de particulier, pensant que nous aurions largement le temps de nous renseigner sur place pour une visite du jour au lendemain. Et voilà que la réceptionniste de l'hôtel, après avoir téléphoné à la principale compagnie qui s'occupe des visites en ce lieu sacré, me rejoue exactement le même numéro qu'à Cairns, à savoir : no way, vous ne pouvez pas aller à Uluru demain, c'est archi booké, il fallait vous y prendre à l'avance. Vous allez dire que je n'apprends jamais de mes erreurs, et vous aurez sans doute raison, mais tout de même, j'ai rarement vu quelqu'un d'Australien être si peu coopératif...où est passé le "no worries" qui fait leur fierté ?
Au bord d'une dépression pire que celle de 29, je lui demande s'il y a d'autres choses à voir dans le coin. Elle suggère une visite de Kings Canyon (qui est, comme son nom l'indique, un canyon), appelle la compagnie, et me répond que là aussi, il n'y a plus de place (un détail qui aura son importance plus tard). En désespoir de cause, je lui demande s'il est possible de se rendre à Uluru par un autre moyen. La location de voiture est impossible, là encore (et de toutes façons, aucun de nous deux n'a le permis). Le taxi serait évidemment exorbitant. Reste l'avion, mais il faudrait alors passer une nuit sur place, soit dans une tente que nous n'avons pas, soit dans le seul hôtel de l'endroit qui est évidemment archi booké. Bref, la réceptionniste ne peut rien faire pour nous. KO debout, je maudis ma propre stupidité (aidé en cette tâche par Gauthier), puis nous décidons, à tout hasard, de nous rendre vers le centre de la ville pour nous informer à un office du tourisme quelconque. Car si j'ai appris une chose avec l'épisode de la barrière de corail, c'est qu'il ne faut jamais renoncer au premier obstacle. Ni au deuxième, ni même au troisième...car comme le disent les Shadoks, plus ça rate, plus on a de chances que ça finisse par marcher...
Et vous savez quoi, les Shadoks ont raison ! Car comme dans tous les contes de fées, l'histoire va bien se terminer (à ceci près que personne ne s'est marié, ni n'a eu beaucoup d'enfants). Après plusieurs tentatives ratées auprès d'autres agences, nous trouvons enfin un autochtone réceptif à nos suppliques : il s'appelle Joe, il bosse à l'agence "Northern Rock Tours" (ou un truc du genre), et il nous a déniché deux places pour une visite d'une journée à Uluru avec la compagnie AAT Kings, en nous obtenant même une ristourne ! A deux doigts de l'embrasser, je remercie chaleureusement notre sauveur en me promettant de lui ériger une statue dès mon retour en France. Ou plutôt, de boire un verre à sa santé, ça sera moins tuant...et ça serait pas mal aussi de pouvoir botter le cul de l'inefficace réceptionniste de l'hôtel en passant...
Comme quoi, le bonheur tient à peu de choses. Imaginez, s'il y avait eu des places pour King's Canyon, je les aurais prises et nous n'aurions jamais vu Uluru. Après cet énorme soulagement, le ciel est soudain devenu plus bleu. Nous pouvions à nouveau respirer le parfum des fleurs, écouter le champ des oiseaux et visiter la ville sans nous soucier du lendemain. Elle est pas belle la vie en Australie ?