Aujourd'hui, deuxième jour de cours. Cette fois-ci, pas question de faire la grasse matinée, les cours commencent à 10 heures. Il s'agit d'un cours de droit international public, une matière bien plus intéressante que le droit commercial, mais qui ne mène à rien d'autre que l'enseignement (à moins d'être super balèze au point de décrocher un poste à la cour internationale de justice). Bah, pour une fois, laissons-nous séduire uniquement par les choses de l'esprit et laissons de côté les considérations bassement matérielles.
Le cours a lieu dans une salle de classe située dans le bâtiment numéro 5 du campus d'Haymarket. Beaucoup moins moche que la tour centrale (j'ai mis une photo sur le billet précédent). Nous ne sommes qu'une vingtaine d'étudiants. Cette fois-ci, il n'y a pas de jolie étudiante tchèque qui s'assied à côté de moi, mais un des étudiants français que j'avais rencontré lors de la journée d'accueil. Le prof arrive un peu en retard, mais il nous fait tout de suite bonne impression : très détendu, il tient à nous mettre à l'aise. On apprend assez vite qu'il est d'origine grecque. D'ailleurs, y'en a tout de suite un qui en a profité pour faire de la lèche en disant qu'il avait visité la Grèce et qu'il avait adoré, pitoyable tentative de récolter des points supplémentaires.
Mais revenons au prof. Il s'appelle Efsthatios Palassis (ça ne s'invente pas), n'aime pas le droit commercial ni l'OMC, et passe la moitié de son temps à pester contre les universités australiennes qui n'accordent pas assez d'importance au droit international, contrairement aux universités européennes. Il a d'ailleurs entendu parler de l'université Robert Schuman de Strasbourg (incroyable mais vrai) et semble enchanté d'apprendre que j'y ai fait mes études. Le revers de la médaille, c'est qu'il considère que mon parcours implique de fortes connaissances en droit international, et qu'il compte sur moi pour aider les autres étudiants s'ils ont des problèmes. D'un côté, c'est flatteur, mais de l'autre, c'est quand même une putain de responsabilité qui pèse sur mes fragiles épaules. Am I going to live up to the expectations ? Wait and see...
Concernant la notation, pas d'examen oral, nous serons notés sur deux travaux écrits de 2500 mots chacun qui impliqueront un effort de recherche de notre part. C'est donc plus relax qu'en droit commercial.
Bref, le cours s'est plutôt bien passé. J'ai mangé mon repas de midi dans un resto chinois, toujours sans fourchette, puis j'ai passé l'après-midi à flâner dans les rues. J'ai vu Darling Harbour, une espèce de grand parc à partir duquel on peut accéder aux jardins chinois de la félicité, à l'aquarium de Sydney, et au musée maritime. Ensuite, j'ai visité le Queen Victoria Building (voir photo), un superbe bâtiment de l'ère...victorienne (incroyable, non ?), avec une grande statue très moche de Sa majesté la reine Victoria devant le bâtiment. Je ne sais pas si la statue est moche à cause du modèle, à cause du matériau, ou à cause du style du sculpteur, c'est difficile à dire. La statue se trouvait autrefois devant le parlement irlandais, elle est un "cadeau" fait au peuple australien par le peuple irlandais (un cadeau, tu parles, ils étaient sûrement très contents de s'en débarrasser). Bon, je vais quand même arrêter de dire du mal de la monarchie anglaise, je vais finir par m'attirer des ennuis...
Pour finir la journée, je suis rentré dans ma banlieue (wesh, j'viens de la té-ci moi, c'est trop la zère-mi dans mon quartier, tu vois) et je me suis acheté de la Guinness. J'ai également continué mon enquête relative aux bières australiennes en achetant une bière haut de gamme, la Crown Lager. Jusque dans les années 1950, cette bière était réservée à la famille royale et aux diplomates britanniques. Autant dire que je comprends pourquoi, elle est vraiment excellente, encore meilleure que la Victoria Bitter, et à peine plus chère. Décidément, je sens que je vais me plaire ici...
C'est incroyable le nombre de grecs qui font du droit international. Bon séjour australien.