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alsacedownunder
Description du blog :
L'Alsace au 36ème dessous : bienvenue sur le blog d'un étudiant strasbourgeois parti un an à Sydney.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
22.07.2007
Dernière mise à jour :
27.09.2008
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Un jour à Newcastle

Posté le 04.09.2007 par alsacedownunder
Désolé si je n'ai rien écrit depuis un moment, mais le serveur avait des problèmes et je n'arrivais pas à uploader mes photos sur le blog. Apparemment, le problème est réglé, je peux donc continuer à vous raconter mes aventures australiennes qui n'intéressent personne.
Vendredi dernier, j'avais décidé d'aller à Newcastle. Qu'est-ce que Newcastle ? Une "petite" ville de 300000 habitants qui se situe à environ 150 km de Sydney (quasiment rien dans ce pays où on peut parfois parcourir des milliers de km sans rencontrer âme qui vive). Quand je dis "petite", c'est quand même la 6e plus grande ville du pays, et le plus gros port exportateur de charbon du monde. Et pourtant, je suis sûr qu'aucun de vous ne connaissait cette ville. C'est là une preuve supplémentaire que l'Australie, c'est vraiment le bout du monde. La 6e ville de l'Australie, le plus gros port exportateur de charbon, et personne ne connaît Newcastle en-dehors de ses habitants (j'exagère à peine).
Alors, comment était ma journée là-bas ? Première remarque, je me suis tapé 4 heures de train (temps d'attente compris) pour parcourir les 150 km séparant Sydney de Newcastle, cela en raison de divers travaux sur une partie de la voie. J'ai donc dû changer 3 fois de train, et j'ai même dû prendre un bus de remplacement entre deux stations. D'après une dame qui vit à Newcastle depuis 10 ans, ça fait bien 10 ans qu'ils font continuellement des travaux sans pour autant parvenir à améliorer le réseau. En fait, c'est peut-être comme ça qu'ils ont résolu le problème du chômage, en faisant faire des travaux inutiles aux ouvriers pour les occuper. Pas con, ces Australiens...
Bon, et à part le voyage, est-ce que la ville vaut le coup de se farcir 4 heures de transport ? Honnêtement, oui. Alors que j'avais été un peu déçu par mon escapade à Wollongong, je dois dire que je n'ai pas regretté une seule seconde d'être allé à Newcastle. C'est très agréable de se balader dans cette ville, l'architecture des maisons est vraiment remarquable (ça doit vraiment être une ville de riches, dans certains quartiers, chaque maison est un monument à elle seule), il y a de nombreuses constructions de l'ère...victorienne (évidemment). Les monuments sont également présents, et pour une fois, il n'y a pas que des églises. Certes, le monument le plus visible est une très belle cathédrale anglicane que l'on voit de loin, mais il y a aussi le bâtiment des douanes, superbe construction du XIXe, et le city council, plus moderne. Il y a également un très beau parc avec une fontaine bizarre dédiée à James Cook, et les beaux paysages sont également présents : c'est un bonheur de se balader le long des plages.
Bref, une super ville, je n'ai plus qu'à vous laisser admirer mes magnifiques photos.



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Les dents de la mer

Posté le 28.08.2007 par alsacedownunder
Voici une photo que j'ai arrachée au péril de ma vie. En effet, pour une raison étrange, les requins ne voulaient pas poser pour que je les prenne en photo, j'ai donc pensé qu'il fallait que je les attire si je voulais décrocher un bon cliché. Pour cela, j'ai plongé dans le bassin, j'ai nargué le requin taureau que vous voyez là, et je l'ai pris en photo juste avant qu'il ne m'atteigne et que ne s'engage un combat acharné, combat duquel je suis sorti vainqueur après avoir mis un bon poing dans la gueule du requin.
Quoi, je dois arrêter de raconter des conneries ? Je suis pas drôle ? Bon d'accord. Cette photo a évidemment été prise de l'extérieur du bassin. En plus, le requin taureau, bien que d'apparence impressionnante, est un animal placide qui fuit l'homme et qui ne l'attaque quasiment jamais. L'homme, de son côté, n'est pas aussi gentil avec lui : son espèce est menacée, notamment parce qu'à une époque, il a été beaucoup chassé. On pensait en effet qu'il était un mangeur d'hommes en raison de son apparence effrayante. Merci, Steven Spielberg...

Oïnk oïnk

Posté le 28.08.2007 par alsacedownunder
Une otarie. Comme je l'expliquais dans le premier billet consacré à l'aquarium, ces animaux ne daignent bouger leurs grosses fesses hors de l'eau que lorsqu'ils aperçoivent les employés de l'aquarium. Ils se font alors bruyamment remarquer dans l'espoir qu'on leur balance un ou deux poissons pour calmer leur faim. Cabotins, va...

Kesta, tu veux ma photo ?

Posté le 28.08.2007 par alsacedownunder
Voici la terreur de l'Australie, un véritable crocodile d'au moins...deux mètres de long. Il m'a regardé d'un drôle d'air quand j'ai fait ma photo, mais il n'a pas bronché. Ce qui est marrant avec les crocodiles, c'est qu'ils sont parfaitement immobiles (sans doute pour donner une fausse impression de sécurité à leurs proies), mais ils vous regardent d'une telle manière qu'on a l'impression qu'ils sont prêts à vous sauter dessus à tout moment. Cependant, pas de panique, un crocodile n'a pas besoin de manger très souvent (une fois par mois suffit), et ils ne courent pas aussi vite que les humains.
Par contre, je me demande comment on peut les confondre avec un tronc d'arbre...

Ornithorynque

Posté le 28.08.2007 par alsacedownunder
Voilà un ornithorynque en train de remonter à la surface pour respirer. L'animal fait environ 30 centimètres, on se l'imagine généralement plus grand. Il est mignon, vous trouvez pas ? Cependant, il ne faut pas s'y fier : l'ornithorynque et l'un des rares mammifères venimeux : en effet, le mâle possède des aiguillons venimeux aux chevilles. Son venin n'est pas mortel, mais il peut causer de sévères douleurs. Comme quoi, en Australie, il n'y a pas que des scorpions et des araignées repoussantes qui piquent, même des bestioles à priori inoffensives comme un mignon petit ornithorynque peuvent vous faire du mal. A qui se fier de nos jours ? Bon, évidemment, il n'attaque qu'en dernière extrémité, lorsqu'il se sent menacé.
Petit jeu : où est la queue de l'animal, et où est son bec ? Celui qui trouvera aura droit à un pot de Vegemite ! Quoi, j'ai dit une connerie ?

Aquarium, aquarium...

Posté le 28.08.2007 par alsacedownunder
Vous vous souvenez de ce fameux personnage d'Antoine de Caunes, le hippie complètement défoncé et constamment entouré d'un nuage de fumée qui se faisait appeler "Aquarium" à cause d'une mystérieuse chanson ? Eh bien, aujourd'hui, je ne vais pas vous parler de lui, mais plutôt de l'aquarium de Sydney, attraction très connue de la ville. C'est même le "greatest aquarium in the world" d'après les affiches faisant sa publicité. Mais il ne faut jamais croire les pubs sur parole, n'est-ce pas ? Il faut d'abord essayer avant de tirer des conclusions. Je suis donc allé voir de quoi il en retournait ce mardi après-midi.
Première constatation, l'aquarium coûte cher. 28 dollars l'entrée pour un adulte, 19 dollars pour un étudiant (oui, nous sommes une espèce particulière d'adultes). Pas donné quoi. Bon, ça fait un peu chier sur le coup, mais on se rend très vite compte que ce n'est pas cher payé. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'aquarium n'a pas usurpé sa réputation. C'est vraiment génial de se balader là-dedans et de croiser toutes les espèces possibles et imaginables qui ont un rapport avec l'eau et qui vivent en Australie. Poissons de toutes les couleurs et de toutes les tailles, méduses, raies, pieuvres, hippocampes, ornithorynques (platypus en anglais, c'est plus mignon), requins, crocodiles, tortues, otaries, pingouins. Oui, il y a des pingouins en Australie, ou plus exactement, des manchots puisque le mot anglais "penguin" correspond à "manchot" en français (c'est mal foutu). J'aurais eu envie de prendre des photos de tous les bassins tellement c'était chouette. Chaque endroit recelait son petit trésor.
Seulement, comme pour faire honneur à ma réputation légendaire de tête-en-l'air, j'avais oublié de mettre ma carte mémoire dans mon appareil. Ce qui fait que je n'ai eu droit qu'à cinq photos, la mémoire interne n'en acceptant pas plus. C'est con, hein ? J'ai donc dû opérer une sélection très stricte pour ne garder que cinq clichés. Ce fut, comme vous pouvez l'imaginer, un véritable déchirement, presque pire que d'apprendre le 6 mai 2007 que Sarkozy allait présider notre pauvre pays pour 5 ans. Bon, c'est vrai, j'exagère, mais c'était dur quand même.
Mais parlons un peu plus de l'aquarium. La visite démarre avec le bassin consacré aux ornithorynques, avec une petite légende aborigène à leur sujet. Voyez-vous, les aborigènes vénéraient les ornithorynques car ceux-ci étaient manifestement inclassables : ils nagent aussi bien que des poissons, ont une fourrure comme les marsupiaux, un bec comme les canards, et ils pondent des oeufs comme les oiseaux. Les aborigènes voyaient donc cet animal comme l'animal ultime, mélange parfait de toutes les autres créatures. L'ornithorynque faisait ainsi le lien entre toutes les créatures vivantes et montrait que toutes appartenaient à la même grande famille. Il était donc sacré, et toute personne surprise à le chasser était sévèrement punie (cela pouvait aller jusqu'à lui faire écouter du Céline Dion sans discontinuer pendant 24 heures, c'est vous dire l'importance du sacrilège).
Les ornithorynques sont assez craintifs et difficiles à prendre en photos : ils se cachent la plupart du temps au fond de l'eau. Cependant, étant donné que ce sont des mammifères, ils doivent remonter à la surface pour respirer. C'est à ce moment qu'on peut les prendre en photo.
Après le bassin consacré aux ornithorynques, on passe par plusieurs bassins consacré à divers poissons plus ou moins grands et plus ou moins colorés, avant d'arriver au bassin des crocodiles, avec des explications pour différencier les crocodiles des alligators. Vient ensuite le bassin des otaries. Très joueuses, celles-ci amusent les spectateurs par leurs nombreuses grimaces (leurs baîllements sont impressionants). Il s'agit d'animaux recueillis alors qu'ils étaient blessés, condamnés à une mort certaine dans la nature. Les otaries ne sortent de l'eau que lorsqu'elles aperçoivent les employés de l'aquarium, croyant sans doute que c'est l'heure du repas : ceci donne lieu à une grande excitation de leur part (manger, c'est sacré, et pas seulement chez Obélix).
Une fois passé le bassin des otaries, on arrive à un bassin qui simule l'environnement de la grande barrière de corail. On y trouve de très jolis poissons, il y a même un jeu consistant à trouver ceux que l'on voit dans le Monde de Nemo. Mais c'est ensuite que vient ce qu'on peut appeler le clou du spectacle. Le bassin des requins.
Ce bassin comporte une demi-douzaine d'espèces de requins, plusieurs espèces de raies géantes, ainsi que des tortues de mer géantes. Vraiment très impressionnant, d'autant qu'ils passent parfois juste au-dessus de vous (le bassin est entouré de deux arches dans lesquels passent les visiteurs). Malheureusement, il n'y avait pas de grand requin blanc, sans doute parce que l'espèce est menacée. Les requins présents sont assez patibulaires, mais aucun d'eux n'est dangereux. Les raies géantes et les tortues (vous en voyez une sur la photo) se déplacent drôlement vite pour leur taille.
Après le bassin des requins, la visite se termine et vous pouvez sortir de l'aquarium, non sans être au préalable obligé de passer par le magasin (ils ont pensé à tout, les fourbes). Heureusement, j'ai résisté à la tentation, et je n'ai pas acheté de peluche de Némo, ni de requin en plastique.
Bref, un après-midi bien rempli, je ne regrette absolument pas les 19 dollars dépensés pour la visite.

Wollongong il y a 100 ans

Posté le 25.08.2007 par alsacedownunder
Le port de Wollongong au début du XXe siècle, par un artiste local.

C'est la lutte finale !

Posté le 25.08.2007 par alsacedownunder
Voici le fameux portrait de Mao fait par Andy Warhol dans son style caractéristique. La description du tableau ne nous dit pas si le grand timonier a apprécié...
Moi je trouve qu'il est mieux comme ça que dans la réalité, vous trouvez pas ?

Art chinois

Posté le 25.08.2007 par alsacedownunder
Quelques aquarelles chinoises.

Guerrier aborigène

Posté le 25.08.2007 par alsacedownunder
Voici le portrait d'un guerrier aborigène peint par un artiste local.
C'est l'occasion de parler un peu de l'histoire de ce peuple (ou plutôt "ces peuples" puisqu'ils ne forment pas un tout homogène). Les aborigènes sont arrivés en Australie il y a environ 40000 ans, ils sont donc des vieux de la vieille. A l'époque, l'Asie, l'Afrique et l'Océanie étaient encore rattachées. On ne sait pas exactement comment ils ont débarqués en Australie : sont-ils arrivés par le Nord via le Timor ? Sont-ils arrivés par la Nouvelle-Guinée ? Ont-ils été aidés par des extra-terrestres ? Après tout, peu importe, ils sont arrivés il y a 40000 ans et ont commencé à coloniser l'île.
Comme vous pouvez vous l'imaginer, on ne sait pas grand chose de l'histoire des Aborigènes avant l'arrivée des européens. On estime qu'ils étaient au moins 750000 à ce moment là, répartis dans une centaine de tribus. Après que les européens se soient occupés de leur cas (pillages, maladies, déplacements de population, bref, ce qu'on appelle un traitement de choc), ce nombre a rapidement décliné (ils ne sont plus que 2% de la population). C'est un euphémisme que de dire que les européens considéraient les Aborigènes comme des "sauvages", et cette vision a longtemps perduré. Voyez par exemple la description qu'on trouve dans un manuel de 5e de la fin des années 1940 :

C’est que l’Australie, séparée depuis bien longtemps des autres continents, est une terre isolée où n’avaient jamais pu aborder les animaux des autres parties du monde. Cet isolement explique aussi que les indigènes, des « Papous » se rattachant à la race noire, en fussent encore, à l’arrivée des Européens, à l’âge de la pierre taillée. Ils n’ont fait depuis, d’ailleurs, aucun progrès.

Ou encore :

Le langage est très pauvre. Chaque tribu a sa langue, et son vocabulaire s’appauvrit sans cesse, parce que, après chaque décès, on supprime quelques mots en signe de deuil. Les plus savants des australiens peuvent compter jusqu’à 4, les autres ne savent compter que jusqu’à 2. Les blancs n’ont pu civiliser ces malheureux. Ils les capturent pour se faire guider par eux, car, à défaut d’intelligence, un merveilleux instinct leur fait découvrir les nappes d’eau souterraines.

Et le meilleur pour la fin :

L’indigène d’Australie qui a capturé une grosse proie est d’une voracité inouïe. S’il n’a rien attrapé, il accepte de manger les nourritures les plus répugnantes : serpents, rats, lézards, limaces, vers, œufs pourris, entrailles d’animaux. Bon mari il ne mange sa femme qu’a la dernière extrémité et toujours après avoir préalablement mangé ses enfants.

De vrais barbares, pas vrai ? Bref, ces gens ont été tenus pour quantité négligeable. Pour se donner bonne conscience et assurer qu'ils ne faisaient rien de mal en virant ces gens de chez eux, les européens ont construit la théorie de la "terra nullius", théorie visant à justifier l'appropriation des terres aborigènes. La "terra nullius" estime que lorsqu'une terre n'est pas cultivée, elle n'appartient à personne et peut donc être appropriée par le premier qui voudra la mettre en valeur (si la personne est blanche, c'est encore mieux). Les Aborigènes vivant de chasse et de cuillette, ils ne cultivaient pas, ou peu, la terre. Par conséquent, leurs terres étaient considérées comme n'appartenant à personne, et les européens pouvaient donc s'en emparer. Il aura fallu attendre 1992 pour que cette théorie soit enfin reconnue comme nulle par la Cour suprême lors d'une affaire Mabo vs Queensland. Il aura donc fallu plus de 200 ans pour que les européens reconnaissent qu'ils s'étaient comportés comme des ordures.
Les aborigènes ont obtenu le droit de vote au niveau national (ils pouvaient déjà voter dans certains Etats) dans les années 1960, mais ce n'est qu'à partir du gouvernement Whitlam (vous savez, celui qui a été viré par le gouverneur général parce qu'il avait critiqué son swing) dans les années 1970 que l'on va commencer à prendre en compte leur situation. On commence alors à leur restituer des terres. Mais le tournant se situe sans conteste en 1992 avec la décision Mabo, qui donne des arguments aux Aborigènes pour recouvrer la propriété d'une partie au moins de leurs terres. Le 10 décembre 1992, le premier ministre travailliste de l'époque, Paul Keating, prononce un discours historique à Redfern, dans lequel il reconnaît les torts immenses causés aux peuples aborigènes (on peut le voir sur youtube). Ce discours a été récemment élu le discours le plus important jamais prononcé par un homme politique australien. Une ère de réconciliation allait s'ouvrir, marqué par plusieurs initiatives au niveau local et fédéral visant par exemple à mieux faire connaître la culture aborigène aux Australiens d'origine européenne.
Cependant, l'arrivée du gouvernement Howard allait marquer un coup d'arrêt à cette réconciliation. Non pas que Howard soit ouvertement anti-aborigène, simplement, il n'en a rien à foutre, et il ne parle d'eux que pour souligner leur propension à l'alcoolisme et à la délinquance (confortant en cela les préjugés de l'Australien moyen, qui voit les abos un peu comme on voit les gitans chez nous). La situation a donc stagné, jusqu'à aujourd'hui. Les Aborigènes ont environ 5 fois plus de chances de se retrouver au chômage et 10 fois plus de chances de se retrouver en prison que le reste de la population. Récemment, ils ont fait l'actualité avec une grave histoire d'abus sexuels d'enfants dans les réserves aborigènes (le premier ministre a même décidé d'envoyer l'armée, sans doute pour renouer le dialogue). Alcoolisme, chômage, délinquance, abus sexuels : le moins qu'on puisse dire, c'est que les abos ne sont pas sortis de l'auberge...
Mais Sarkozy nous expliquerait certainement que tout cela vient de leurs gènes...
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