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alsacedownunder
Description du blog :
L'Alsace au 36ème dessous : bienvenue sur le blog d'un étudiant strasbourgeois parti un an à Sydney.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
22.07.2007
Dernière mise à jour :
09.05.2008
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Télé radio bière foot

Posté le 11.11.2007 par alsacedownunder
Après vous avoir gonflé avec de la politique, passons à un sujet plus léger (et plus pétillant), et plongeons dans une part importante, capitale même, de la culture australienne : la bière.
La bière en Australie, c'est plus qu'une institution, c'est un art de vivre. Tout comme il est difficile d'imaginer un Français qui n'aime pas le vin et les baguettes, il n'existe pas d'Australien qui n'aime pas la bière, ce n'est pas pensable, ce n'est pas envisageable. Avec les kangourous et la Vegemite, la bière est une part essentielle de l'identité nationale. Cependant, ils ne sont pas allés jusqu'à en faire un ministère. Mais s'il y avait un tel ministère, nul doute qu'il évaluerait les performances des immigrés en la matière : si vous arrivez à boire un jug (une cruche) sans vous écrouler, vous entrez, sinon, vous dégagez.
Avouons-le tout de suite, cette partie-là de l'identité nationale me plaît beaucoup plus que la Vegemite. Depuis que je suis ici, j'ai eu l'occasion, au cours de mes pérégrinations, de découvrir différentes marques, plus ou moins bonnes, de bières locales. A défaut de pouvoir vous les faire goûter (vous n'avez qu'à vous prendre un billet d'avion à 1500 euros si vous y tenez), je vais essayer de vous retranscrire fidèlement mes impressions pour chacune d'entre elles. Tour d'horizon :

-La Foster's : sans doute la seule bière australienne vraiment connue en-dehors des frontières Aussies, et manque de pot, c'est sans doute la moins bonne. Je ne m'étendrais pas dessus puisque vous pouvez en commander facilement dans la plupart des bars de France et de Navarre. Sachez simplement que si la Foster's s'exporte bien, elle est très peu consommée en Australie. Nul n'est prophète en son pays, paraît-il...
-La Victoria Bitter : sans doute l'une des bières les plus populaires du pays, elle vient, comme son nom l'indique, de l'Etat du Victoria. Comme la plupart des bières locales, c'est une lager (vu la chaleur qu'il fait ici, les gens consomment essentiellement des bières légères). Subtilement fruitée et légèrement amère, elle n'en reste pas moins très rafraîchissante. De la bonne came.
-La Toohey's : ça, c'est la bière locale de Sydney. Le cerf en est l'emblème (ne me demandez pas pourquoi, je ne sais même pas s'il y a des cerfs en Australie). C'est également une lager légèrement amère, mais ce n'est en fait qu'une sous-Victoria Bitter : elle lui ressemble, mais elle est clairement moins bonne. En tout cas, je n'ai pas accroché.
-Pure Blonde : là, c'est plus de la simple lager, c'est presque de la limonade. La Pure Blonde n'a qu'une teneur en alcool minimale, et elle est uniquement destinée à rafraîchir (ce qu'elle parvient à faire tout à fait honorablement). Pas mauvaise, mais on ne peut pas dire que ce soit une bière de caractère. A boire uniquement en cas de grande chaleur.
-Crown Lager : le nec plus ultra, c'est une Victoria Bitter en mieux. C'est la premium beer (bière haut de gamme) la plus populaire en Australie. Elle ne fut distribuée au grand public qu'à partir de 1954 (pour fêter la première visite de la reine en Australie). Avant cela, elle était réservée aux diplomates et aux dignitaires. Une bière élitiste, mais on comprend pourquoi en la goûtant.
-James Boags premium : encore une lager haut de gamme, qui vient cette fois-ci de Tasmanie. Elle est plus légère, moins maltée et sans doute plus rafraîchissante que la Crown Lager. Je ne saurais dire laquelle des deux est la meilleure. Tout dépend de votre humeur. Si vous voulez goûter une bière de caractère, optez pour la Crown Lager, si vous voulez avant tout vous rafraîchir, prenez une James Boags, vous m'en direz des nouvelles.
-Carlton Black : pour une fois, ce n'est pas une lager, mais une "full strength ale" (bière brune). La Carlton Black, comme son nom l'indique, est noire, et ressemble en cela à la fameuse Guinness. La ressemblance s'arrête là, cependant. La Carlton Black est moins onctueuse, plus forte que la Guinness et n'a quasiment pas de mousse. Fruitée, elle a un goût de café moka. Pas désagréable du tout, et puis ça change des lager...
-XXXX : on revient à de la lager avec la XXXX (non, ce n'est pas le titre d'un film porno local), bière du Queensland, décrite comme étant "as good as gold" (aussi bonne que de l'or). Je n'irais pas jusque là, mais elle n'est pas mauvaise du tout. Une fois encore, c'est une bière essentiellement destinée à rafraîchir, qui ressemble pas mal à la Pure Blonde, mais elle est légèrement sucrée et a indéniablement plus de goût. Idéale pour se rafraîchir.

Voilà ce que je peux vous dire pour l'instant sur la bière Aussie. Rassurez-vous, je vous tiendrais au courant des avancements futurs de mon enquête. Et en attendant, santé ! Ou plutôt, "cheers"...

John Howard, un Sarkozy Australien

Posté le 04.11.2007 par alsacedownunder
AVERTISSEMENT USUEL : Ceci est un post politique, donc un post chiant. Une fois encore, vous n'êtes pas obligé de lire si ça vous gonfle...

Alors que les élections du 24 novembre se rapprochent, je me suis dit qu’il pourrait être "intéressant" de vous parler un peu plus en détail du premier ministre actuel, John Howard. Ceux qui lisent régulièrement mon modeste blog ont sans doute deviné que je ne portais pas Mr. Howard dans mon coeur. En effet, sa simple apparition à la télé me donne des boutons. Sa voix, son accent, sa façon de parler, ses arguments de "bon sens" et son ton condescendant m'horripilent (regardez une vidéo de lui sur youtube et vous comprendrez). Mais surtout, il incarne tout ce que je déteste dans la politique. Comme Notre-Bien-Aimé-Président actuel Nicolas 1er, il a bâti sa carrière sur un seul mot : le cynisme, qu'il préfère appeler lui-même "pragmatisme". Evidemment, Sarkozy et Howard ne sont pas interchangeables, mais ils se ressemblent beaucoup, et c'est ce que je vais essayer de vous montrer dans cet article.
Je vous préviens tout de suite, je ne prétends pas faire un portrait objectif, je suis là en tant que spectateur, mais pas en tant que spectateur neutre, je regarde les élections australiennes avec mes sensibilités et mes idées. Je revendique donc une analyse subjective de la carrière politique du Premier ministre Australien actuel.
John Howard, donc. John Howard est né en 1939 à Sydney, il s'est inscrit au Parti libéral dès 1957 et en a rapidement gravi les échelons, jusqu'à devenir ministre de l'économie (Treasurer) dans le gouvernement Fraser à la fin des années 1970, en pleine crise de l'économie Australienne (crise qu'il n'a pas contribué à résoudre, loin s'en faut).
Mais je ne vais pas vous bassiner avec des trucs que vous pourrez trouver facilement sur wikipédia. Je préfère me cantonner à une analyse politique et me concentrer sur son bilan de Premier ministre. La devise de John Howard pourrait être celle du film de Fifty Cent : "Get rich or die tryin'", équivalent moderne de la vieille formule de François Guizot, "Enrichissez-vous" (mettre Fifty Cent et Guizot dans la même phrase, fallait le faire). En effet, comme il l'a dit lui-même encore récemment, il croit qu'une économie forte (a strong economy) est à la base de tout. Ce qu'il entend par économie forte, c'est avant tout un taux de croissance soutenu, peu importe le prix à payer. Comme Margaret Thatcher et Ronald Reagan, tout ce qui l'intéresse est de faire de l'argent, à n'importe quel prix, et les autres sujets n'occupent qu'une place secondaire. C'est là qu'on peut parler de cynisme : du moment que la croissance est là, tout baigne pour Howard. Peu importe à qui cette croissance bénéficie, peu importe que les travailleurs pauvres (les "working families") et les aborigènes voient leur sort s'améliorer ou non, peu importe que les inégalités se creusent : si les chiffres sont là, tout va. Travailler plus pour gagner plus ? Un slogan que Nicolas Sarkozy pourrait bien avoir piqué à John Howard, lui qui justifie également ses baisses d'impôt par le fameux "les travailleurs ne doivent pas être privés du revenu de leurs efforts". Sauf que ses baisses d'impôt, comme celles de Sarkozy, profitent avant tout aux riches. Ainsi, malgré la bonne santé apparente de l'économie, nombre d'Australiens moyens se plaignent de la stagnation de leur pouvoir d'achat et de l'endettement qui les frappe : loin de voir leurs revenus augmenter, les Australiens vivent de plus en plus à crédit. Flambée de l'immobilier et du crédit indiquent que l'économie est en surchauffe malsaine. Mais les chiffres officiels restent bons, donc pourquoi s'en préoccuper ?
Ce focus exagéré sur l'économie explique également le peu de considération de John Howard pour l'environnement (refus de signer le protocole de Kyoto), ainsi que pour les programmes sociaux et éducatifs laissés par les précédents gouvernements (qu'il s'est acharné à démanteler dès son arrivée). C'est vrai quoi, l'environnement et l'éducation, c'est coûteux, ça ne rapporte rien, ça ne se mesure pas avec des chiffres. Donc, on oublie.
Cynisme économique donc, mais aussi cynisme en matière de politique étrangère : peu importe qu'il n'y ait aucune raison valable pour faire la guerre en Irak, peu importe que les armes de destruction massives n'existent pas, peu importe que l'opinion publique n'approuve pas la guerre, il ne faut surtout pas contrarier l'allié Américain.
Par contre, lorsqu'il s'agit des bas instincts de cette même opinion publique, le principe est de ne jamais s'y opposer frontalement : c'est hasardeux et ça n'apporte rien en termes de résultats électoraus. Cynisme, encore et toujours. Ainsi, peu après sa première victoire électorale, lorsque Pauline Hanson (une Le Pen locale qui était alors en pleine ascension) provoquait un scandale en s'en prenant aux immigrés asiatiques, John Howard sera le seul leader politique d'envergure à ne pas condamner ses propos. Il se réjouira même qu'on en ait fini avec le "politiquement correct" et dira que ce qu'elle a dit reflétait simplement les sentiments d'une partie de la population. De même, pour justifier l'arrêt du processus de réconciliation avec les aborigènes, Howard le qualifiera d'élitiste, éloigné des problèmes des gens (ou plus exactement de ses électeurs) et n'intéressant pas l'électeur moyen. Idem pour ce qui est de transformer l'Australie en République : là encore, il joue le bon sens du peuple contre les technocrates républicains élitistes. Ce mépris pour l'intellectualisme et les débats théoriques est au coeur de la politique de John Howard. On le voit encore après le 11 septembre, où il justifie les lois anti-terroristes par le sentiment du public : si l'opinion le veut, on peut fragiliser les droits de l'homme, quoi qu'en pensent les professeurs d'université tatillons et autres esprits chagrins. Et l'ONU n'a rien à dire : à chaque fois que l'Australie se fait épingler par la commission des droits de l'homme de l'ONU, Howard répond qu'il s'agit là d'une ingérence étrangère inacceptable dans les affaires Australiennes. Un peu comme quand Sarkozy reproche au Conseil de l'Europe de brocarder les prisons françaises. Contester la légitimité d'une critique parce qu'elle vient d'un organisme extérieur, voilà un bon moyen de balayer cette critique sans avoir à répondre sur le fond.
Howard est également un expert dans l'art de dire tout et son contraire pour gagner une élection. En 1993, alors que la victoire semble promise aux libéraux, le Parti travailliste gagne les élections grâce au rejet par l'électorat d'une proposition phare du camp conservateur : la GST (goods and services tax), une sorte de TVA sur les biens et services. En 1996, Howard en tire les leçons et déclare que l'idée est abandonnée et qu'il n'introduira pas la GST s'il est élu, insistant qu'il ne le ferait "jamais de la vie" (never ever). Pourtant, il la fera voter quelques années plus tard, ce retournement de veste spectaculaire manquant d'ailleurs de lui coûter les élections de 1998, qu'il ne gagne que d'un cheveu. Un scénario qui ne manque pas de renforcer le parallèle avec ce cher Sarkozy, lequel déclarait il y a quelques années que l'Etat garderait 70% de Gaz de France, avant d'approuver la privatisation lancée par le gouvernement Villepin auquel il appartenait.
Au cours de ses 11 années passées à la tête du pays, Howard a écrasé la politique Australienne et phagocyté les débats comme peu d'hommes politiques avant lui. Comme Sarkozy, on l'adore ou on le déteste, mais il ne laisse personne indifférent. Tout passe par lui, tout se fait par rapport à lui. S'il est fort probable qu'il succombe aux prochaines élections, le howardisme ne disparaîtra pas pour autant de la politique Australienne. Il est encore bien ancré dans les têtes des Australiens. Même le leader de l'opposition, Kevin Rudd, n'ose pas remettre fondamentalement en cause son bilan économique et promet une continuité en la matière. Sans doute est-il tétanisé par les sondages qui plébiscitent le bilan économique du gouvernement. De plus, il a sans doute retenu la leçon des dernières élections, au cours desquelles le Parti travailliste était perçu comme trop radical et trop à gauche en matière économique, ce qui a assuré une victoire facile à Howard malgré l'impopularité de la guerre en Irak.
Que conclure de tout cela ? Que Howard va laisser derrière lui un pays apparemment en bonne santé mais anesthésié, où le cynisme, l'égoïsme et la culture du résultat ont été érigées en valeurs suprêmes, au détriment du vivre ensemble et de valeurs que l'on pourrait qualifier d'humanistes (droits de l'homme, réconciliation avec les aborigènes, environnement, éducation, santé). Même s'il perd les prochaines élections, John Howard hantera encore longtemps le paysage politique Australien...
Et ça me fait mal au cul de penser que la même chose est en train d'arriver, avec dix ans de retard en France. On dit souvent, de manière très simpliste, que les Anglo-saxons et les Français sont culturellement très différents, que les Français n'aiment pas l'argent ni les riches, alors que les Anglo-saxons n'ont eux aucun scrupule à s'enrichir. Pourtant, ce sont les Anglais qui ont inventé le "welfare-State" (Etat-providence moderne) avec Beveridge (même si Thatcher s'est chargée de le démanteler ensuite). Et en France, c'est le candidat du "travailler plus pour gagner plus", le candidat de Johnny et des vacances à Malte qui a été élu. La vérité, c'est que la droite est revenue en force depuis les années 1980 et qu'elle a gagné la bataille idéologique, en France comme en Australie.
Et comme en France, on fait tout avec 10 ans de retard, on vient d'élire Sarkozy alors que Bush aux Etats-Unis et Howard en Australie seront bientôt de l'histoire ancienne.
Espérons au moins que Sarkozy ne restera pas aussi longtemps que Howard au pouvoir...

La dernière...

Posté le 28.10.2007 par alsacedownunder
Une dernière photo pour la route, on y voit l'une des Three Sisters, vue de près.

Encore les Three Sisters

Posté le 28.10.2007 par alsacedownunder
Retour aux Three Sisters, vues d'un angle un peu différent.

Mount Victoria

Posté le 28.10.2007 par alsacedownunder
Ca, c'est le mont Victoria (oui, quand un truc ne s'appelle pas "Macquarie" en Australie, il s'appelle "Victoria"). C'est moins classe que les Three Sisters, mais il fallait bien que je vous montre autre chose...

Tadaa !

Posté le 28.10.2007 par alsacedownunder
Ayé, y'a plus de brouillard, vous pouvez admirer les Three Sisters dans toute leur splendeur. Plusieurs légendes aborigènes circulent à leur sujet. L'une d'elles raconte que les soeurs étaient les filles d'un magicien qui les changeait en pierre quand il voulait avoir la paix. Mais un jour, le magicien a perdu sa baguette magique alors que ses filles étaient transformées. Ce qui fait qu'elles resteront en pierre jusqu'à ce qu'il retrouve sa baguette. Aux dernière nouvelles, il ne l'a pas encore récupérée. L'a-t-il seulement cherchée, ou est-il au contraire très heureux que ses filles soient dans cet état pour l'éternité ? Là est la question...

Ca devient chaud

Posté le 28.10.2007 par alsacedownunder
Toujours le même endroit, avec encore moins de brouillard...les "Three Sisters" sont quasiment à poil...

Le brouillard se lève...

Posté le 28.10.2007 par alsacedownunder
Ca, c'est le même endroit que sur la photo précédente, avec moins de brouillard...les "Three Sisters" commencent à se dévoiler...

Brouillard mountains

Posté le 28.10.2007 par alsacedownunder
Cette semaine a été plutôt chargée. D'abord, j'avais deux exposés à faire, en droit économique international et en droit criminel international. Mes premiers exposés "sérieux" en anglais. Un sacré challenge pour moi, déjà que je n'aime pas les exposés en français...mais ça s'est plutôt bien passé, j'ai même eu droit à des applaudissements à la fin (oui, j'aime me jeter des fleurs, mais en même temps, il faut dire que les applaudissements sont systématiques, sauf quand c'est mauvais).
Pour me récompenser de cette pénible épreuve, je suis allé faire un tour dans les Blue Mountains, vous savez, la "chaîne" de montagnes qui entoure Lithgow. Les Blue Mountains ressemblent un peu aux Vosges, en mieux (ce n'est que mon avis). Cependant, elles n'ont de "blue" que le nom : les feuilles des arbres y sont vertes comme partout ailleurs, c'est l'arnaque, il y a tromperie sur la marchandise ! En fait, c'est le brouillard qui donne l'impression que la montagne est bleue, d'où le nom.
Pour aller aux Blue Mountains, il fallait d'abord se rendre à Katoomba, une petite ville touristique située tout près d'Echo Point, un point à partir duquel on peut voir les principaux sommets des Blue Mountains, notamment les "Three Sisters", une formation rocheuse symbolique des Blue Mountains.
Il a fallu deux heures de train pour arriver à Katoomba, pas grand-chose à l'échelle Australienne. Ensuite, il y avait des bus pour se rendre à Echo Point, mais j'ai préféré marcher plutôt que de payer un prix prohibitif. J'ai bien fait : Echo Point n'est qu'à une vingtaine de minutes de marche du centre de Katoomba. Et une fois arrivé là-bas, on jouit d'une vue imprenable...sauf quand il y a du brouillard, ce qui était le cas quand j'y suis arrivé ! Comme vous le voyez sur la photo, on ne voyait absolument rien, c'était irréel : toute la vallée était blanche, comme si on se trouvait en plein milieu des nuages. J'ai décidé de patienter, d'attendre que le brouillard se lève. J'en ai profité pour discuter avec des touristes français qui se plaignaient (sans doute pour faire honneur à notre réputation de râleurs) que les panneaux indiquant les différents sommets n'étaient pas en couleur (comme si ça changeait quoi que ce soit). Ils n'ont pas eu la même patience que moi et sont partis après un quart d'heures. Mal leur en a pris puisque c'est précisément le moment que le brouillard a choisi pour se lever, petit à petit. Ce qui m'a permis de prendre de très belles photos de la nature australienne. Et oui, pour une fois que je ne vous inflige pas de photos d'église, profitez-en !

Cimetière

Posté le 28.10.2007 par alsacedownunder
Comme vous l'aurez certainement remarqué si vous êtes attentifs, ceci est le cimetière de Windsor. Je n'ai pas l'habitude de prendre des cimetières en photo, mais celui-ci est censé être l'un des plus vieux du pays. On y trouve des vieilles tombes qui datent du début du XIXè siècle, une époque où l'Australie n'était même pas encore un vrai pays : la preuve, le roi d'Angleterre en était le chef d'Etat...
Ah oui, c'est vrai, c'est toujours le cas aujourd'hui...
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